Ukraine : deux SU-35S russes seraient entrés en collision

Deux Su-35 russes seraient entrés en collision près de l’Ukraine. Bilan humain, coût des appareils et circonstances : les informations disponibles.

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Deux Su-35 russes seraient entrés en collision près de l’Ukraine. Bilan humain, coût des appareils et circonstances : les informations disponibles. ChatGPT
Deux Su-35 russes seraient entrés en collision près de l’Ukraine. Bilan humain, coût des appareils et circonstances : les informations disponibles. ChatGPT | Armees.com

Deux chasseurs russes Su-35S auraient été perdus dans une collision aérienne signalée lundi 7 septembre 2026 dans la région de Koursk, frontalière de l’Ukraine. Un pilote serait mort et un autre aurait survécu après son éjection. Les circonstances restent incertaines.

Deux chasseurs précieux pour les opérations russes en Ukraine

La perte simultanée de deux Su-35S représenterait un revers matériel pour les forces aériennes russes. Cet appareil appartient à la famille du Su-27, dont il constitue une modernisation profonde. Son constructeur, United Aircraft Corporation, le présente comme un chasseur capable d’engager des cibles aériennes, terrestres et maritimes. Sa polyvalence explique sa place dans les opérations conduites contre l’Ukraine. Selon le média ukrainien NV, les forces russes l’emploient notamment pour escorter les avions d’attaque Su-34, intercepter des drones et des missiles, ou participer aux missions contre les systèmes de Défense antiaérienne ukrainiens. La disparition de deux appareils réduirait donc les moyens disponibles pour plusieurs types de sorties. Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de conclure à un affaiblissement durable du dispositif russe. Pour mesurer cet effet, il faudrait connaître les effectifs opérationnels, les appareils immobilisés et les possibilités de remplacement. Ces éléments ne figurent pas dans les informations publiées sur l’incident.

Le coût supposé de cette collision appelle également une lecture prudente. L’estimation de 85 millions de dollars par chasseur, mentionnée dans l’article initial, aboutirait à un total de 170 millions de dollars pour deux avions. Elle ne correspond pas à 170 millions d’euros. Surtout, cette multiplication ne constitue pas un bilan financier vérifié des pertes russes. Aucun document budgétaire concernant les deux appareils présumés détruits n’accompagne les signalements consultés. Le prix indicatif d’un avion ne suffit donc pas à établir le coût exact de l’accident. Le décompte des Su-35S perdus depuis le début de l’invasion exige la même vigilance. Dans son article du 7 septembre, The Defence Blog évoque dix appareils, tout en précisant que ce total n’a pas pu être vérifié indépendamment. Ce chiffre doit rester attribué au média, sans être présenté comme un inventaire incontestable. Les pertes au combat et les accidents recouvrent, en outre, des circonstances différentes.

Une collision signalée à Koursk, mais des circonstances encore inconnues

Le signalement initial provient de Fighterbomber, une chaîne Telegram russe consacrée à l’aviation militaire et favorable à la guerre. D’après les informations reprises par plusieurs médias, deux Su-35S se seraient heurtés en vol dans la région de Koursk. La localisation mérite d’être précisée : il s’agit du territoire russe, à proximité de l’Ukraine. NV rapporte que les appareils évoluaient en altitude, sans se trouver dans les environs immédiats d’un aérodrome. Aucun détail vérifié ne permet toutefois de déterminer leur mission au moment des faits. Les informations concernant les pilotes ont ensuite été complétées. Selon le média local Pepel. Koursk, cité par Meduza, l’un serait décédé. Le second aurait réussi à s’éjecter, mais aurait été blessé. Ce bilan reste rapporté au conditionnel, faute de confirmation officielle. Dans son compte rendu publié le 7 septembre, Meduza souligne expressément que la collision n’a pas été confirmée par les autorités.

La reprise du récit par plusieurs publications ne lève pas toutes les incertitudes. Une partie de ces articles repose sur les mêmes signalements russes, et ne constitue donc pas une confirmation indépendante supplémentaire. Le Kyiv Independent mentionne des images circulant en ligne qui montreraient les débris d’un appareil. Leur diffusion ne suffit cependant pas à expliquer le déroulement de l’accident. Dans les comptes rendus consultés, le ministère russe de la Défense n’avait communiqué aucune explication publique. Aucun élément vérifié ne permet d’attribuer cette collision présumée à une action ukrainienne, à une défaillance technique ou à une erreur de pilotage. Il serait également prématuré de la classer parmi les tirs amis : une collision et la destruction d’un avion par un système antiaérien allié sont deux événements distincts. À ce stade, l’information centrale demeure donc un signalement de perte de deux chasseurs russes, accompagné d’un bilan humain provisoire. Les causes et les conséquences opérationnelles restent à établir.

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