Sous-marins nucléaires Barracuda : cette annonce change radicalement l’avenir de la Royale

La France vient de frapper un grand coup en livrant ses sous-marins nucléaires d’attaque avec un an d’avance.

Publié le
Lecture : 2 min
Sous-marins nucléaires Barracuda : cette annonce change radicalement l’avenir de la Marine
Sous-marins nucléaires Barracuda : cette annonce change radicalement l’avenir de la Royale | Armees.com

L’anticipation d’un an dans la livraison des sous-marins nucléaires d’attaque du programme Barracuda représente une avancée notable pour la Marine nationale française. Avec des tensions internationales qui montent, l’industrie navale française a mis les bouchées doubles pour fournir à la France une flottille sous-marine ultramoderne, destinée à renforcer ses capacités de défense maritime.

Le point sur le programme Barracuda

La collaboration entre la Marine nationale et Naval Group a permis de livrer les nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) avec un an d’avance, rapporte le journal Actu. Ce programme, lancé avec la construction du « sous-marin Suffren » en novembre 2020, prévoit la livraison de six unités issues de la classe Suffren : Duguay-Trouin en août 2023, Tourville en novembre 2024, et De Grasse, dont les essais en mer sont prévus pour début 2026. Les unités suivantes, Rubis et Casabianca, seront opérationnelles d’ici 2029 au lieu de 2030, grâce aux gains de productivité observés qui ont raccourci le calendrier.

La fabrication des sous-marins profite désormais d’une chaîne de production optimisée. Hervé Glandais, directeur du programme, a affirmé que « 90 % de la partie industrielle du programme est aujourd’hui bouclée », ce qui reflète le rythme soutenu de cette réalisation. Cette efficacité réduit fortement les délais de construction : le dernier SNA devrait demander 7 ans, contre 13 ans pour le Suffren.

Ce que ça change pour la Marine nationale

Les nouveaux sous-marins de la classe Suffren offriront à la France une force maritime renforcée, avec des systèmes modernes et sophistiqués. Cette génération remplace les sous-marins plus anciens de la classe Rubis, dont certains seront déconstruits à Cherbourg. À l’horizon 2029, les modèles de la classe Rubis auront rejoint le port pour être démantelés, signant le passage complet à cette flotte de pointe.

En parallèle, les sous-marins déjà en service restent pertinents. L’exemple du SNA Perle, touché par un incendie en 2020, illustre cette continuité. Grâce à un travail de réparation intense et à l’ajout d’une proue du SNA Saphir, l’unité a pu reprendre du service après validation de sa sécurité en juillet 2023. Naval Group et le Service de soutien de la Flotte ont engagé 120 millions d’euros pour ces réparations, dont 50 millions d’euros pris en charge par l’assurance, montrant la mobilisation constante pour entretenir la flotte existante.

Laisser un commentaire

Share to...