Seulement 7 pays au monde possèdent un sous-marin nucléaire : la Corée du Sud veut devenir le 8e d’ici 10 ans, et ça change tout en Asie

La Corée du Sud s’apprête à révolutionner sa défense navale avec le « Jang Bogo-N », un sous-marin nucléaire qui pourrait redéfinir les équilibres régionaux.

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Seulement 7 pays au monde possèdent un sous-marin nucléaire : la Corée du Sud veut devenir le 8e d'ici 10 ans, et ça change tout en Asie
Seulement 7 pays au monde possèdent un sous-marin nucléaire : la Corée du Sud veut devenir le 8e d’ici 10 ans, et ça change tout en Asie © Armees.com

Dans un monde où les enjeux géopolitiques et militaires évoluent vite, la Corée du Sud vient de franchir une étape importante avec l’annonce d’un projet ambitieux : le « Jang Bogo-N ». Ce sous-marin nucléaire coréen représente une avancée pour l’industrie de défense sud-coréenne et soulève de nombreuses questions géopolitiques, notamment face aux tensions géopolitiques entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. L’annonce officielle a été faite lors de la première réunion du Future Defense Strategy Committee, marquant le début d’une nouvelle ère pour la marine sud-coréenne.

Le projet qui voit grand

L’annonce du projet « Jang Bogo-N » a eu lieu le mardi 26 mai, sous la présidence de Lee Jae Myung, le président sud-coréen. C’est Ahn Gyu-back, le ministre sud-coréen de la Défense, qui a détaillé le programme lors d’une réunion à la base navale de Jinhae. Le but : doter la Corée du Sud de sous-marins à propulsion nucléaire et pousser l’industrie navale nationale vers de nouveaux horizons, explique BFMTV.

Les sous-marins nucléaires présentent un avantage par rapport aux submersibles diesel : ils peuvent rester immergés beaucoup plus longtemps, ce qui réduit les risques d’être repérés. En affirmant vouloir construire ces bâtiments « avec notre propre technologie et sur le territoire national », comme l’a souligné Ahn Gyu-back, la Corée du Sud affiche sa volonté de prendre en main la sécurité de la péninsule.

Une alliance et des tensions diplomatiques

Les États-Unis ont joué un rôle important dans ce projet via un accord de coopération nucléaire. Cet accord, finalisé en novembre, comporte des contraintes : interdiction de retraiter le combustible nucléaire usé et interdiction d’enrichir l’uranium à des fins militaires. Ahn Gyu-back a insisté sur le respect de ces engagements de non-prolifération nucléaire.

L’ancien président américain Donald Trump avait mentionné Philadelphie comme site potentiel de construction, ce qui avait alimenté les discussions. Mais Séoul a rapidement précisé que la construction se ferait en Corée du Sud, considérant la question « réglée ». Cette collaboration renforce les liens entre Séoul et Washington et illustre la complexité des enjeux autour du développement de la technologie nucléaire. Après des inquiétudes initiales à Washington sur une possible course aux armements, un soutien américain s’est finalement exprimé dans le cadre de négociations commerciales, faisant évoluer la position des États-Unis.

Où en est le projet

Le calendrier est déjà fixé : le lancement du premier sous-marin est prévu « au milieu des années 2030 », avec une mise en service opérationnelle envisagée « dans la seconde moitié des années 2030 ». Ce planning montre l’ambition et la détermination de Séoul pour renforcer sa flotte.

Actuellement, la Corée du Sud exploite des sous-marins des classes Jang Bogo, Sohn Won-yil et Dosan Ahn Changho, qui témoignent de son savoir-faire croissant en matière de défense sous-marine.

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