Face au brouillage russe, l’arme secrète de l’OTAN se dévoile : le rôle décisif de l’Awacs français

Volfa 25, un exercice militaire impressionnant, rassemble plus de 1 000 aviateurs pour simuler des combats aériens d’une intensité rare.

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Face au brouillage russe, l’arme secrète de l’OTAN se dévoile : le rôle décisif de l’Awacs français
Face au brouillage russe, l’arme secrète de l’OTAN se dévoile : le rôle décisif de l’Awacs français © Armees.com

L’exercice militaire Volfa 25, qui a débuté le 22 septembre et prendra fin le 10 octobre 2025 dans l’espace aérien français, représente une étape importante dans la préparation des forces aériennes face aux défis modernes. Organisé par le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), ce manège rassemble plus de 1 000 aviateurs et pas moins de 50 aéronefs afin de simuler un combat aérien de haute intensité. L’objectif est de tester les capacités actuelles et d’intégrer de nouvelles technologies pour contrer des menaces émergentes, telles que les drones et la défense aérienne.

Une coopération internationale et des innovations technologiques

Volfa 25 ne se limite pas à une simulation nationale. Il bénéficie de la participation active d’alliés européens comme le Royaume-Uni, la Grèce et l’Italie, renforçant ainsi les liens militaires entre ces pays. Parmi les bases aériennes concernées, on retrouve Mont-de-Marsan pour les avions de chasse, Orléans‑Bricy pour les avions de transport tactique, et Cazaux pour les hélicoptères.

L’exercice inclut également des scénarios innovants, notamment en matière de guerre électronique et d’exploitation du domaine spatial, pour faire face à des menaces numériques. L’utilisation d’images satellites et de données orbitales permettra de fonctionner en « mode dégradé » et de faire face à un environnement électromagnétique agité. Un scénario spécifique, baptisé « Hydrazine », simule un incident à la base de Mont‑de‑Marsan, avec une fuite d’hydrazine depuis un F‑16 grec, testant ainsi la coordination entre la France et la Grèce.

L’awacs, les yeux et les oreilles du commandement

L’AWACS joue un rôle de premier plan pendant Volfa 25 en agissant à la fois comme avion‑radar et centre de contrôle volant. Grâce à sa capacité à détecter les drones et à transmettre les ordres, il devient littéralement « les yeux et les oreilles » du commandement. Cet appareil de commandement et de contrôle est équipé d’écrans performants qui permettent à une quinzaine d’opérateurs spécialisés de gérer jusqu’à huit communications simultanées, le tout selon une phraséologie très pointue.

Le lieutenant‑colonel Thomas insiste sur l’importance de la hiérarchie dans la prise de décision au sein du CAPCODA, basé à Lyon‑Mont Verdun. L’AWACS, en servant d’antenne déportée, s’avère indispensable pour orienter les décisions stratégiques.

Protection sol‑air : SAMP/T Mamba

Pendant toute la durée de l’exercice, la défense sol‑air est assurée par l’Escadron « Tursan », basé à Mont‑de‑Marsan et dans le Massif central. Le système SAMP/T Mamba, installé près de Féniers dans le Massif central, représente un atout majeur avec ses modules sophistiqués, capables d’intercepter aussi bien des missiles balistiques que des drones tactiques.

Ce dispositif fonctionne de pair avec le radar Arabel, qui offre une couverture d’environ 60 km, et avec la liaison 16 qui garantit une communication efficace avec le Centre de management de la défense dans la 3e dimension (CMD3D). Le capitaine Sébastien explique que « la plupart des moyens sont installés sur une colline dominant la zone afin d’optimiser la détection radar » (Le Monde).

Un environnement géopolitique tendu

Dans un climat marqué par des incursions répétées de drones russes, Volfa 25 se présente comme un exercice majeur pour préparer les conflits de demain. Les manœuvres sont observées de très près par des pays concurrents, tel que la Russie. Le lieutenant‑colonel Cédric déclare d’ailleurs : « On est très regardés », soulignant ainsi l’enjeu stratégique de cet entraînement.

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