En 2021, un incident aérien pour le moins surprenant a eu lieu en Corée du Sud : un pilote de chasse a provoqué une collision avec un autre avion pour se faire photographier lors de son dernier vol avant une mutation. L’affaire a fait grand bruit, déclenchant une série d’enquêtes et de décisions judiciaires, et entraînant des conséquences financières importantes pour le pilote.
Ce qui s’est passé exactement
L’aviation sud‑coréenne a été secouée par un incident impliquant deux chasseurs F‑15K. Ce jour‑là, le pilote, dont l’identité reste confidentielle, a effectué une manœuvre risquée à 578 km/h pour immortaliser son ultime vol avec son unité de la base de Daegu. Il a réussi à regagner la base sans autre dommage, mais le stabilisateur gauche de son appareil est venu heurter l’aile d’un autre avion de la formation.
Heureusement, il n’y a pas eu de blessés, la récupération après l’impact ayant été rapide. En revanche, les deux avions ont subi d’importants dégâts matériels. Le coût total des réparations a été évalué à 508 986 €. Le Ministère de la Défense nationale a initialement demandé au pilote d’assumer cette somme. Après appel auprès du Bureau des affaires aériennes (BAI), l’amende a toutefois été réduite à 51 014 €, soit 10 % du montant initial.
Ce que ça a changé pour le pilote
L’incident a eu des conséquences lourdes pour le pilote au sein de l’armée, et cet accident aérien a mis en lumière les risques liés à l’indiscipline. Il a été suspendu immédiatement après les faits, puis a quitté l’armée pour se tourner vers une carrière dans l’aviation civile. Le BAI a pris en compte son ancienneté depuis 2010 et son dossier sans incident grave pour motiver la réduction de la sanction financière, en précisant aussi que la pratique de la photographie en vol était courante à l’époque.
L’armée de l’air sud‑coréenne a reconnu une certaine indulgence par le passé sur ces comportements de photo en vol. La hiérarchie a dit vouloir renforcer la vigilance afin d’éviter que des situations similaires ne se reproduisent.
Pourquoi l’affaire a fait la une
Des médias comme The Guardian et la BBC ont largement relayé les détails, attirés par la nature étonnante de l’acte et ses motivations personnelles. Un rapport du Conseil d’audit et d’inspection de Séoul, publié le 22 avril 2026, a souligné que d’autres pilotes avaient déjà pris des photos en vol, un élément pris en compte par la commission pour réduire la sanction, et une enquête sur les causes a été ouverte.







