Le gouvernement péruvien a officialisé l’achat de douze avions de combat F-16 « Viper » auprès de l’américain Lockheed Martin. Marquant une avancée dans la modernisation de sa force aérienne, le Pérou a effectué un premier versement de 425,04 millions d’euros, confirme Zone Militaire. Cette transaction s’inscrit dans une donne géopolitique où le Pérou pourrait devenir un allié majeur non membre de l’OTAN des États-Unis. La décision a néanmoins déclenché de vifs remous politiques internes et relancé le débat sur les priorités nationales.
Pourquoi le Pérou a choisi les F-16
En janvier dernier, les médias péruviens ont annoncé que le gouvernement avait retenu les F-16 « Viper » de Lockheed Martin, devant les offres du Rafale de Dassault Aviation et du JAS-39 Gripen E/F de Saab. Le choix en faveur de Lockheed Martin repose sur un ensemble d’avantages présentés par la partie américaine, des offres que la France et la Suède n’auraient pas égalées pour la modernisation de la flotte. Les F-16 « Viper » doivent à terme remplacer les Mirage 2000 et MiG-29 de la Fuerza Aérea del Perú (FAP).
Les discussions se sont officiellement clôturées le 14 avril, avec une notification de la commande à Lockheed Martin prévue quelques jours après. La signature du contrat est planifiée pour le 20 avril 2026. Parmi les équipements embarqués figurent le radar AN/APG-83 AESA, la suite de guerre électronique AN/ALQ-254 Viper Shield, et une liaison de données Link 16.
Des remous politiques après l’annonce
L’achat a provoqué des tensions politiques internes au sein de l’exécutif péruvien. Le président par intérim, José Maria Balcazar, avait exprimé des réserves et suggéré de laisser son successeur finaliser l’opération. Cette hésitation a entraîné la démission de deux ministres : Carlos Diaz, ministre de la Défense, et Hugo de Zela, ministre des Affaires étrangères, qui ont dénoncé une atteinte à la crédibilité du pays. Fernando Rospigliosi, président du Parlement, a insisté sur l’importance de respecter les engagements déjà signés.
Balcazar a ensuite expliqué que ses propos avaient été mal interprétés et que le futur gouvernement devrait assumer l’engagement financier. Cette séquence a mis au jour les tensions autour des achats militaires au Pérou et les pressions politiques qui pèsent sur ce type d’accords.








