Pourquoi Lockheed Martin refuse de concourir pour le prochain avion d’entraînement de l’US Navy, laissant le champ libre à ses concurrents

Lockheed Martin se retire du programme UJTS, bouleversant la compétition pour l’entraînement des pilotes de la Navy.

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Pourquoi Lockheed Martin refuse de concourir pour le prochain avion d'entraînement de l'US Navy, laissant le champ libre à ses concurrents
Pourquoi Lockheed Martin refuse de concourir pour le prochain avion d’entraînement de l’US Navy, laissant le champ libre à ses concurrents © Armees.com

Dans un vrai coup de théâtre, Lockheed Martin, présenté comme le « plus grand contractant de défense au monde », a annoncé son retrait du programme Undergraduate Jet Training System (UJTS) de la Navy américaine. Ce programme vise à remplacer la flotte vieillissante de T-45 Goshawk et à fournir une solution de formation complète, incluant avions, simulateurs et systèmes au sol. Cette décision intervient après la publication de la demande finale de propositions (RFP), une étape importante dans le processus d’attribution de ce contrat stratégique.

Pourquoi Lockheed Martin s’est retiré

Lockheed Martin explique à Breaking Defense s’être retiré « après une analyse attentive » des exigences fixées par la Navy dans la demande finale de propositions (RFP), en raison de défis techniques. L’entreprise évoque un niveau requis de contenu domestique américain et d’autres raisons non spécifiées. Un représentant a déclaré : « Suite à une notification formelle à la U.S. Navy, Lockheed Martin a décidé de ne pas poursuivre la sollicitation UJTS après une analyse attentive. » Malgré ce retrait, la société reste confiante dans les capacités futures de sa plateforme TF-50N, qui pourrait intégrer des avancées en intelligence artificielle, dérivée de la famille T-50 développée en collaboration avec Korea Aerospace Industries (KAI).

Le TF-50N, présenté comme un entraîneur supersonique avec des capacités de combat léger, ne participera donc pas à la compétition qui continue avec trois entreprises en lice. Chaque candidat défend une philosophie différente sur la conception et l’approche des avions d’entraînement militaires modernes.

Qui reste en lice

Avec Lockheed Martin hors course, trois sociétés restent dans la compétition : Sierra Nevada Corporation (SNC), Boeing et Textron Aviation Defense, en partenariat avec Leonardo.

La Sierra Nevada Corporation propose la plateforme Freedom Trainer, conçue sur mesure pour répondre aux exigences spécifiques de la Navy. Le concept repose sur une conception entièrement nouvelle, avec un accent sur la capacité à supporter des profils d’appontage exigeants et sur l’optimisation du coût sur le cycle de vie. Jon Piatt de SNC a souligné : « Nous avons un design très solide que nous avons mis en place pour soutenir la poursuite de cela. »

Boeing propose un dérivé du T-7 Red Hawk, une plateforme déjà en production pour l’US Air Force. Textron Aviation Defense et Leonardo, de leur côté, misent sur le M-346N, une version adaptée aux besoins navals du M-346 italien, mettant en avant son système mature et éprouvé. Travis Tyler, de Textron, a affirmé : « Nous pensons que c’est la bonne adéquation pour que la Marine continue à s’entraîner avant d’aller finalement sur les chasseurs. »

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