Un accident tragique a secoué le nord-est de la Russie ce jeudi 13 novembre. Un avion de chasse militaire s’est écrasé non loin de la frontière finlandaise, selon des chaînes Telegram russes. Cet incident rappelle les risques pris lors des exercices aériens et relance le débat sur la sécurité militaire.
Ce qui s’est passé
D’après Midi Libre, l’appareil en cause est un Su-30 biplace, un chasseur multirôle qui forme l’épine dorsale des capacités militaires de l’armée russe. On a retrouvé l’épave dans une zone boisée aux abords de Petrozavodsk, ville située à plus de 150 km de la frontière avec la Finlande. Heureusement, comme le crash est survenu dans un secteur déserté, aucun dégât n’a été constaté sur les infrastructures environnantes.
Le Su-30 effectuait une mission d’entraînement quand l’accident est survenu. Malheureusement, aucun des deux pilotes n’a pu s’éjecter et ils ont été confirmés décédés par les équipes de secours. D’après le média spécialisé United24, « Les pilotes n’ont pas pu s’éjecter », soulignant la violence et la soudaineté de l’accident. Pour l’instant, les raisons exactes du crash restent inconnues et font l’objet d’une enquête technique.
Le coin militaire et géographique
Le lieu de l’accident se trouve près de l’aéroport civil de Petrozavodsk et non loin de l’aérodrome de Besovets, qui accueille le 159e régiment d’aviation de chasse de la Garde russe. Ce régiment fait partie de la 105e division d’aviation mixte du district militaire ouest. Il joue un rôle important dans la défense aérienne du nord-est russe, surtout grâce à la proximité avec les frontières finlandaise et celles des pays de l’OTAN.
Sur place, les unités utilisent principalement des Su-27 et des Su-30SM pour des patrouilles communes, des exercices d’entraînement et diverses opérations. Le Su-30SM est particulièrement prisé pour sa polyvalence en combat aérien, en interception et pour réaliser des frappes précises, tout en pouvant embarquer des missiles air-air comme le R-77 ou le R-73.








