Lockheed Martin a signé un accord de développement technologique avec Venus Aerospace. Les deux entreprises veulent évaluer et faire progresser la technologie de moteur-fusée à détonation rotative, connue sous le sigle RDRE, en vue de futures capacités de frappes de précision à longue portée. L’annonce a été faite depuis Dallas, via un communiqué de presse.
Le groupe de défense américain mise sur les essais déjà réalisés par son partenaire. Venus Aerospace a en effet testé cette technologie de propulsion en vol. Lockheed Martin apporte de son côté son expérience du développement, de l’intégration et de l’industrialisation de systèmes de défense. Les deux entreprises comptent étudier le potentiel de cette architecture de propulsion pour accroître la portée, la vitesse et la flexibilité opérationnelle des futurs systèmes de frappe.
.@LockheedMartin and @VenusAerospace announced a joint development agreement to advance Rotating Detonation Rocket Engine (RDRE) technology. The partnership will move the prototype from flight‑test to an operational engine for future long‑range, precision‑fire applications. 👇
— Lockheed Martin News (@LMNews) July 21, 2026
Une collaboration qui va faire des étincelles
« Notre collaboration avec Venus Aerospace nous permet d’évaluer une technologie de propulsion prometteuse et de déterminer comment elle peut être intégrée dans les futures solutions de tirs de précision », a déclaré Tim Cahill, président de Lockheed Martin Missiles and Fire Control, dans le communiqué de presse.
Le RDRE fonctionne grâce à des ondes de détonation continues, à l’opposé de la combustion subsonique employée par les moteurs-fusées conventionnels. Selon les deux partenaires, cette architecture pourrait améliorer l’efficacité de la propulsion tout en réduisant la complexité des moteurs, avec à la clé des systèmes capables de parcourir de plus grandes distances et de réagir plus rapidement.
Sassie Duggleby, cofondatrice et directrice générale de Venus Aerospace, a indiqué que le RDRE offre une architecture de propulsion différente pour les systèmes nécessitant une plus grande portée et une vitesse supérieure, avec une perspective de mise en production.
L’objectif final de l’accord est d’évaluer l’intégration du RDRE dans des applications de missiles répondant aux exigences opérationnelles des forces armées américaines. Lockheed Martin cherche ainsi à accélérer le passage de cette technologie des essais en vol vers des applications opérationnelles pour les missiles de longue portée.
Ni le calendrier de cette transition ni un éventuel montant financier associé à l’accord n’ont été précisés dans le communiqué.








