Le rapport d’enquête sur un incident survenu à bord du porte-avions Charles de Gaulle vient d’être publié. L’événement s’est produit le 28 mars 2025, au large du golfe d’Aden, pendant la mission « Clémenceau 25 », qualifiée d’« exceptionnelle ».
Quand un exercice tourne mal
Pendant un entraînement réunissant deux Rafale et un E-2C Hawkeye, l’avion-radar de surveillance a pris feu peu après son décollage. D’après BFMTV, le porte-avions Charles de Gaulle se trouvait entre Djibouti et le Yémen.
L’appareil embarquait cinq membres d’équipage : un officier-radar, un officier central des opérations (CICO) et des tacticiens. Ils ont d’abord signalé un « bruit anormal », puis un départ de feu. L’enquête a relevé une fuite hydraulique, dont le point d’éclatement se situait au-dessus de l’un des tacticiens. Les extincteurs ont été déployés rapidement, mais un matériel non conforme (une goupille bloquée) a réduit leur efficacité.
Un retour au port d’attache mouvementé
L’équipage a réagi immédiatement. Munis de masques à oxygène, les membres ont entamé une descente rapide. Les tacticiens ont éteint le feu à l’aide des extincteurs.
Le commandant a autorisé l’appontage d’urgence sur le porte-avions, l’une des manœuvres aéronavales les plus délicates. Après l’atterrissage, les équipes de lutte contre l’incendie ont sécurisé la zone et l’équipage a été pris en charge pour des examens médicaux. Le rapport ne détaille pas toutes les blessures, mais aucune perte de vie n’a été signalée.
Ce que l’enquête a mis au jour
L’analyse a mis en évidence plusieurs anomalies et imposé des réparations après un incendie. La cause principale du feu est un arc électrique entre un câble d’alimentation de secours et une tuyauterie hydraulique. Le rapport pointe la proximité anormale de ces deux éléments et l’absence de détection du défaut lors des inspections de maintenance.








