Pourquoi l’Argentine pourrait faire construire ses sous-marins par un pays que personne n’avait vu venir : une alliance se renforce

L’Argentine et le Brésil s’associent pour un projet de sous-marins révolutionnaire.

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Pourquoi l'Argentine pourrait faire construire ses sous-marins par un pays que personne n'avait vu venir : une alliance se renforce
Pourquoi l’Argentine pourrait faire construire ses sous-marins par un pays que personne n’avait vu venir : une alliance se renforce © Armees.com

L’Argentine s’engage dans un projet ambitieux pour acquérir trois sous-marins, une opération qui pourrait changer la donne pour sa capacité militaire. Au-delà du renforcement de sa flotte, ce dossier met en avant une coopération régionale renforcée avec le Brésil. La popularité des sous-marins de classe Scorpène et la perspective d’une construction principalement brésilienne soulignent un partenariat stratégique en pleine montée entre les deux pays.

Ce que prévoit le projet

L’Argentine vise l’acquisition de trois sous-marins de classe Scorpène, des modèles conventionnels déjà adoptés par plusieurs marines, y compris celle du Brésil qui a d’ores et déjà reçu quatre unités grâce à un transfert de technologie réussi et à une construction locale. Ce projet s’inscrit dans une dynamique active de renforcement des liens entre les deux pays sud-américains.

Pour la production, le chantier naval d’Itaguaí, situé à Rio de Janeiro, est au centre des discussions, rapporte actu.fr. Dirigé par Itaguaí Construcoes Navais SA (ICN), ce site bénéficie de l’expertise et de la technologie de Naval Group, l’industriel français qui détient 41 % des parts de la joint-venture, ce qui lui offre une position privilégiée pour décrocher ce contrat. En visite en Argentine, le ministre de la Défense brésilien, José Múcio Monteiro Filho, a déclaré que les sous-marins « devraient être construits au Brésil, au sein d’un accord plus large entre les deux pays sud-américains. »

France et Allemagne en lice

Le projet attire l’attention de deux poids lourds de l’industrie navale : la France et l’Allemagne. Naval Group, fort de son expérience sur les Scorpène, est présenté comme le favori. Mais ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), le concurrent allemand, reste déterminé à garder une place compétitive dans cet appel d’offres.

On avait aussi envisagé de réaliser une partie de la chaîne en France, notamment à Cherbourg. Or, ce chantier est déjà mobilisé par des programmes d’envergure comme les SNLE de classe Invincible (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins) et le programme BlackSword Barracuda pour les Pays-Bas, ce qui laisse peu de marge pour externaliser d’autres travaux.

Une coopération sud-américaine qui se renforce

Construire au Brésil apporterait plusieurs bénéfices industriels et économiques :

  • création d’emplois,
  • recettes fiscales supplémentaires,
  • et un développement technologique renforcé dans la région.

Le projet s’inscrit dans le vaste programme Prosub, qui depuis 2008 équipe la marine brésilienne en sous-marins modernes et teste actuellement un modèle à propulsion nucléaire.

La collaboration entre l’Argentine et le Brésil semble prometteuse, avec des retombées attendues d’ici 2028, renforçant ainsi les capacités opérationnelles de la marine argentine. Le président argentin Javier Milei avait déjà indiqué en novembre 2025 que le dossier avançait bien lors de sa visite en France, ce qui a contribué à consolider cette coopération internationale.

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