Un enregistrement qui a fait le tour des réseaux a attiré l’attention des passionnés d’aviation et du grand public : une vidéo tournée depuis le pont d’un navire marchand dans la mer d’Arabie montre des manœuvres aéronavales saisissantes. Ce document rare montre des opérations de récupération de chasseurs américains sur le porte-avions USS Abraham Lincoln. La scène, filmée par des marins en train de tenir un barbecue, a été relayée par le site spécialisé airlive.net, qui a souligné l’importance de l’incident parmi ces séquences aériennes.
https://x.com/RadarAustral_/status/2031320409115705633
Vu depuis un navire marchand
Les images, relayées par Focus Online, mettent en avant les manœuvres des chasseurs F/A-18E Super Hornets de l’escadre « Tophatters » (VFA-14), la plus ancienne escadrille active de la Marine américaine. Au moins trois avions ont été vus rejoindre le porte-avions après une mission. Pendant la phase d’approche, communément appelée « break », chacun de ces appareils a offert un spectacle aussi visuel qu’auditif, notamment lorsque les avions ont « hurlé » au-dessus du navire marchand où se trouvaient leurs observateurs.
L’attention des spectateurs et des experts a été particulièrement attirée par un incident rare : un « bolter ». Ce terme désigne une situation où un avion manque d’accrocher les câbles d’arrêt lors de l’atterrissage, obligeant le pilote à déclencher une remise de gaz immédiate avec le post‑brûleur activé. On y entend le rugissement assourdissant du jet qui repart aussitôt, rappelant la dangerosité et la réactivité nécessaires dans ces moments.
À propos de l’USS Abraham Lincoln
Le porte-avions USS Abraham Lincoln (CVN-72), mis en service le 11 novembre 1989, joue un rôle central dans l’opération militaire en cours, « Epic Fury ». Lancée contre l’Iran depuis la fin de février 2026, cette opération illustre la puissance et la vision stratégique du bâtiment et de son équipage, déployés dans le nord de la mer d’Arabie et le golfe d’Oman. Historique par sa durée de service, l’USS Abraham Lincoln est propulsé par deux réacteurs nucléaires A4W, offre une vitesse supérieure à 56 km/h et une autonomie quasi illimitée, pour un coût de construction culminant à 6,8 milliards d’euros.








