Le Danemark tourne le dos aux États-Unis : son choix pour la défense aérienne fait grincer des dents

Le Danemark réalise un achat d’armement sans précédent de 7,77 milliards d’euros, marquant un tournant dans sa défense.

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Le Danemark tourne le dos aux États-Unis : son choix pour la défense aérienne fait grincer des dents
Le Danemark tourne le dos aux États-Unis : son choix pour la défense aérienne fait grincer des dents © Armees.com

Le 12 septembre, le Danemark a dévoilé un investissement militaire inédit dans son arsenal, marquant ainsi le plus important achat d’armement de son histoire. Cette décision intervient dans une situation de tensions géopolitiques, notamment face aux menaces venant de Russie. Lors d’une conférence à Copenhague, le ministre de la Défense, Troels Lund Poulsen, a présenté cette opération entouré du chef d’état-major des armées, Michael Hyldgaard, et de représentants de neuf partis parlementaires.

Les détails de l’achat et les fournisseurs choisis

Copenhague a opté pour l’acquisition de huit systèmes de défense antiaérienne longue et moyenne portée pour un total de 58 milliards de couronnes danoises (soit environ 7,77 milliards d’euros). Le ministre Poulsen qualifie cette commande d’« historique » non seulement par son ampleur, mais aussi par le choix des fournisseurs.

Au lieu de suivre la tradition de s’approvisionner majoritairement aux États-Unis – à l’instar de l’achat récent de 27 F-35 auprès de Lockheed Martin – le Danemark a choisi cette fois des systèmes entièrement européens. Pour la défense longue portée, c’est le système franco-italien SAMP/T, surnommé « Mamba », produit par Eurosam (entreprise détenue conjointement par MBDA en Italie et Thales en France) qui a été retenu. Côté moyenne portée, les fournisseurs choisis sont MBDA (France), Kongsberg (Norvège) et Diehl Defence (Allemagne).

Le choix de délaisser le système américain Patriot en faveur d’un matériel européen repose sur plusieurs arguments, notamment la menace russe. Per Pugholm Olsen, responsable de l’acquisition et de la logistique de la défense au Danemark, explique : « Les systèmes européens peuvent être livrés plus rapidement et à moindre coût que le Patriot américain. », cite Les Echos. La capacité à obtenir rapidement ces équipements est particulièrement appréciée, surtout quand les inquiétudes liées aux actions russes se font sentir dans les pays nordiques.

Troels Lund Poulsen a ajouté que « la sécurité nationale est remise en question », en évoquant notamment les récents incidents impliquant des drones russes dans l’espace aérien polonais. Ces faits rappellent l’urgence, pour le Danemark et ses voisins européens, de renforcer leurs capacités militaires afin de protéger leur territoire.

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