Course à l’armement en Europe : la Norvège s’équipe de 24 obusiers K9 supplémentaires

La Norvège investit massivement dans sa défense avec l’acquisition de nouveaux obusiers K9 Thunder.

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Course à l’armement en Europe : la Norvège s'équipe de 24 obusiers K9 supplémentaires
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La Norvège met le paquet pour moderniser ses forces armées en commandant de nouveaux obusiers K9 Thunder. Cette décision intervient alors que la situation internationale se complique, et vise à booster la puissance de feu de l’armée norvégienne tout en protégeant mieux le pays. Le gouvernement nordique a donc décidé de miser gros sur cet achat stratégique.

Contexte et choix d’achat

En décembre 2017, le ministère norvégien de la Défense a annoncé qu’il achèterait vingt-quatre obusiers K9 Thunder de 155 mm auprès de Hanwha Aerospace (un groupe sud-coréen). L’idée était de remplacer les anciens M109A3GN conçus aux États-Unis. Le contrat initial était évalué à 215 millions de dollars. À cela s’ajoutait une option pour acheter vingt-quatre exemplaires supplémentaires. En 2022, Forsvarsmateriell a commandé quatre unités de plus, et plus récemment, le 4 avril, le gouvernement a proposé d’acquérir vingt-quatre obusiers additionnels, ce qui porte le total à cinquante-deux. Le budget pour cet achat supplémentaire s’élève à 5,65 milliards de couronnes norvégiennes (soit environ 534 millions de dollars).

Forsvarsmateriell a rappelé la nécessité d’avoir une artillerie performante et fiable, surtout après l’annulation en 2013 d’un bon gros contrat pour des canons automoteurs sur roues « Archer ». Le K9 Thunder a été sélectionné parce qu’il correspond aux exigences spécifiques des forces armées norvégiennes. On devait trouver un système avec de bonnes performances, tout en gardant les risques au minimum.

Les billes techniques du K9 Thunder

Le K9 Thunder se démarque par ses caractéristiques techniques qui en font une vraie bête de combat. Pesant environ 45 tonnes en opération, il est équipé d’un canon de 155 mm d’une longueur équivalente à 52 calibres. Grâce à sa capacité MRSI, il peut lancer trois obus en seulement quinze secondes sur des trajectoires différentes, avec une portée qui varie entre 30 et 40 km.

La situation sécuritaire

La guerre en Ukraine a remis les armes sur de nombreux projets en matière de défense, et la Norvège n’a pas hésité à réagir en renforçant sa propre protection. Le gouvernement nordique a ainsi débloqué un investissement supplémentaire de 1,4 milliard d’euros dans cette optique, ce qui fait partie d’un plan établi pour 2024 afin de renforcer les capacités de défense du pays.

Intégration et évolution militaire

Les nouveaux obusiers rejoindront le bataillon d’artillerie de la future brigade « Finnmark ». Ce choix montre l’importance accordée au développement d’une défense terrestre solide dans cette région du nord, où la création d’une brigade permanente est prévue pour mieux sécuriser le territoire.

Projets et perspectives à venir

En parallèle de l’achat des K9 Thunder, la Norvège envisage de remplacer les M270 MLRS qui ont été cédés à l’Ukraine. En 2022, une vente potentielle, validée par la DSCA, portait sur seize lance-roquettes multiples M142 HIMARS pour environ 530 millions d’euros. Par ailleurs, Oslo envisage une collaboration entre Hanwha Aerospace et Kongsberg Gruppen pour proposer le K239 Chunmoo, soulignant l’importance de la coopération internationale dans le renforcement des capacités de défense.

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