Pourquoi l’Irak préfère le Rafale aux F-16 américains : Dassault sur le point de signer un contrat à plusieurs milliards d’euros

L’Irak s’apprête à signer un contrat historique avec la France pour des Rafale F4, marquant un tournant stratégique.

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Pourquoi l'Irak préfère le Rafale aux F-16 américains : Dassault sur le point de signer un contrat à plusieurs milliards d'euros
Pourquoi l’Irak préfère le Rafale aux F-16 américains : Dassault sur le point de signer un contrat à plusieurs milliards d’euros © Armees.com

Bagdad serait sur le point de signer avec la France un contrat pour quatorze avions Rafale F4. Ce serait sa première acquisition importante d’un avion de combat occidental hors du catalogue américain depuis la chute de Saddam Hussein. L’accord devrait être finalisé d’ici la fin 2026 et son montant est estimé entre 3 et 4 milliards d’euros. Pour l’Irak, il s’agit de renforcer son autonomie en matière de défense aérienne.

Ce que ça change

Lancées en 2022, les négociations entre Dassault Aviation et le ministère irakien de la Défense sont entrées dans leur phase finale. Selon l’Essentiel de l’Eco, le contrat porte sur dix Rafale C monoplaces et quatre Rafale B biplaces, tous assemblés à Mérignac, en Gironde. Les livraisons pourraient débuter entre 2029 et 2031 si la signature intervient cette année.

Les modalités de financement restent floues. En 2022, une option « en pétrole plutôt qu’en espèces » avait été évoquée. Depuis la chute de Saddam Hussein, l’Irak s’appuyait surtout sur du matériel américain, mais le contexte régional le pousse à diversifier ses fournisseurs et à renforcer ses capacités nationales. Le ministre irakien de la Défense, Juma Enad Saadoun, a affirmé que l’accord était « sur le point d’être signé ». En se dotant de Rafale F4, Bagdad disposerait d’une capacité d’interception autonome.

Qui est derrière l’affaire et les enjeux industriels

Le contrat mobilise plusieurs acteurs de l’industrie de défense française et européenne : cooperation industrielle, Thales, MBDA et Safran. D’autres entreprises ont signé des contrats de défense avec l’Irak, comme LIG Nex1 (Corée du Sud) et Airbus Helicopters.

Pour Dassault Aviation, ce dossier vient s’ajouter à un carnet de commandes déjà chargé. Le groupe prévoit de livrer 26 Rafale par an et compte 220 appareils en commande, répartis entre la France et des clients à l’export comme l’Inde, l’Indonésie et la Serbie.

L’armée de l’air irakienne, elle, reste limitée. Sa flotte de 34 F-16IQ dépend largement du soutien américain et fait l’objet d’un contrat de maintenance de 118 millions de dollars jusqu’en novembre 2026. Ces appareils sont surtout conçus pour des missions air-sol et n’offrent guère de capacités de supériorité aérienne.

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