L’Iran a annoncé le mercredi 5 août 2026 être parvenu à un accord avec le sultanat d’Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d’Ormuz. Les deux pays sont riverains de ce passage maritime, devenu le point de crispation majeur entre Téhéran et Washington.
Les « coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties » ont été approuvées, a précisé Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l’agence de presse officielle Irna. Téhéran et Mascate travaillent désormais à une déclaration conjointe, sous réserve qu’aucune partie tierce ne vienne entraver le processus.
L’Iran dément toutefois toute discussion directe avec Washington sur ce dossier et assure préférer s’entendre avec son voisin omanais. La réouverture effective de cette voie dépendra malgré tout des actions américaines, qui a imposé un blocus des ports iraniens, selon des sources iraniennes citées par des médias locaux. Téhéran rejette par avance sur Donald Trump la responsabilité d’un éventuel échec.
Trump agite la menace d’une frappe
Le mardi 4 août 2026, en déplacement en Californie, le président américain Donald Trump avait affirmé dans un entretien à la chaîne Fox News que le détroit d’Ormuz ouvrirait « très bientôt, ou alors les Iraniens seront frappés très fort ». Il avait assuré qu’un accord pourrait intervenir d’ici jeudi 6 août 2026.
Trump s’était toutefois montré mesuré sur le fond, jugeant les discussions avec l’Iran très bonnes et assurant que Téhéran voulait parvenir à un accord. « J’ai le temps », avait-il ajouté, à propos d’un conflit qui dure depuis plus de cinq mois.
Le ministre des Finances américain Scott Bessent avait tenu des propos dans le même sens, mardi, sur CNBC, estimant qu’il y avait une chance qu’un accord soit trouvé ce jour-là ou le lendemain visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation.
Les tensions dans la zone restent pourtant vives. L’agence maritime britannique UKMTO avait indiqué mardi qu’un navire avait été touché dans le détroit par un « projectile inconnu ». L’Iran verrouille ce passage depuis la reprise des hostilités avec les États-Unis début juillet 2026. Avant la guerre, un cinquième du commerce mondial des hydrocarbures y transitait.
Même en cas d’accord avec Mascate, Baghaï a prévenu que le passage ne serait pas sans risque pour autant. « Les facteurs rendant le détroit d’Ormuz peu sûr existent toujours du côté des États-Unis », a-t-il déclaré, citant le blocus naval imposé par Washington en représailles au blocage iranien, ainsi que « d’autres actions agressives et menaçantes contre l’Iran et ses intérêts ».








