Dans un contexte de guerre prolongée et de frappes quasi quotidiennes, Moscou a dénoncé, le 1er janvier 2026, une attaque de drones imputée à l’Ukraine dans la région de Kherson. Selon des informations relayées par Reuters, cette attaque, survenue pendant les célébrations du Nouvel An, aurait touché des lieux civils et provoqué un bilan humain particulièrement lourd, immédiatement utilisé par Moscou pour accuser Kyiv d’une escalade assumée.
Moscou met en avant un bilan humain lourd après une attaque de drones au Nouvel An
Selon les autorités prorusses en charge de la région de Kherson, l’attaque se serait produite peu après minuit, au moment où de nombreux habitants célébraient le passage à la nouvelle année. D’après Reuters, des drones auraient frappé un café et un hôtel dans le village de Khorly, situé dans une zone sous contrôle russe. Moscou insiste, d’après les informations de TF1 Info, sur le caractère strictement civil des bâtiments touchés, affirmant que cette attaque de drones n’avait aucune justification militaire.
Le gouverneur de Kherson nommé par la Russie, Vladimir Saldo, a déclaré que trois drones ukrainiens auraient été utilisés. Il a avancé un bilan de 24 morts et de plus de 50 blessés. Moscou affirme qu’un enfant figure parmi les victimes, un élément largement mis en avant pour souligner la brutalité de l’attaque survenue pendant le Nouvel An.
Moscou accuse Kyiv de torpiller toute perspective diplomatique
Au-delà du bilan humain, Moscou a rapidement politisé l’attaque de drones. Selon France 24, la diplomatie russe a qualifié cette frappe d’acte terroriste, estimant qu’elle constituait une violation manifeste du droit international humanitaire. Les autorités russes soutiennent, d’après Reuters, que frapper des civils pendant le Nouvel An vise à produire un impact psychologique maximal et à envoyer un message politique clair.
Moscou considère que cette attaque compromet toute tentative de dialogue, alors que des discussions indirectes sont évoquées en Europe. Les responsables russes accusent Kyiv d’adopter une stratégie fondée sur l’intimidation et la pression médiatique, et appellent la communauté internationale à condamner l’attaque. Moscou estime également que le silence de certains partenaires occidentaux face à cet épisode serait interprété comme une forme de tolérance implicite.
Kyiv silencieuse, tandis que les frappes de drones se multiplient
Du côté ukrainien, aucune confirmation officielle de l’attaque décrite par Moscou n’a été apportée. Selon AP News, Kyiv n’a ni revendiqué ni commenté publiquement les accusations russes, se contentant de rappeler que la Russie mène elle-même des frappes massives par drones contre l’Ukraine. Cette absence de réaction directe contribue à entretenir la guerre de l’information qui accompagne désormais chaque épisode militaire.
Dans le même temps, les autorités ukrainiennes affirment que la Russie a lancé plus de 200 drones contre des infrastructures énergétiques ukrainiennes autour du Nouvel An. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que Moscou poursuivait délibérément ses attaques pendant les fêtes, illustrant, selon Kyiv, l’absence de volonté réelle d’apaisement.
Cette séquence souligne la centralité croissante des drones dans le conflit. Ces systèmes permettent des frappes nocturnes, précises et difficiles à intercepter, tout en nourrissant une intense bataille narrative. Pour Moscou, l’attaque imputée à Kyiv durant le Nouvel An s’inscrit dans cette logique, servant à étayer un discours accusateur déjà largement diffusé sur la scène internationale.








