L’Italie envisage de revoir sa collaboration avec SpaceX pour ses communications sécurisées, en raison des incertitudes diplomatiques croissantes.
Réévaluation du partenariat avec SpaceX
En janvier 2025, le gouvernement italien envisageait de confier à SpaceX la gestion de ses communications sécurisées, attiré par les capacités avancées du réseau Starlink, largement utilisé en Ukraine pour sa résilience face aux cyberattaques. Cependant, l’incertitude géopolitique qui règne a conduit ce pays à une remise en question de cette collaboration. Les États-Unis, autrefois perçus comme des alliés inébranlables, montrent des signes de désengagement en Europe, notamment avec l’abandon de Kiev par l’administration Trump. Cette situation pousse l’Italie à s’interroger sur la fiabilité d’un partenariat avec une entreprise américaine pour des communications sensibles.
Parallèlement, la vente du réseau téléphonique national de Telecom Italia à l’américain KKR & Co a suscité des préoccupations quant à la souveraineté des infrastructures critiques du pays. Cette cession, motivée par la nécessité d’éponger les dettes de l’opérateur historique, a renforcé les interrogations sur la dépendance de l’Italie envers des entités étrangères pour ses infrastructures essentielles.
Des alternatives européennes à Space X ?
Face à ces défis, l’Union européenne encourage ses membres à privilégier des partenariats internes pour des questions stratégiques. Dans ce contexte, l’Italie envisage de collaborer avec Eutelsat, opérateur satellite européen travaillant déjà avec plusieurs gouvernements du continent. Cette option pourrait offrir une solution plus alignée avec les appels à renforcer l’autonomie stratégique de l’UE.
De plus, la demande de SpaceX d’accéder à la bande E (71-76 et 81-86 GHz) pour étendre les fréquences utilisables de Starlink soulève des préoccupations. Ces fréquences, utilisées par la défense dans plusieurs pays européens, nécessitent une concertation approfondie avec les nations voisines. Dans le climat actuel, l’approbation de cette demande semble incertaine, renforçant la nécessité pour l’Italie d’explorer des alternatives européennes pour ses communications sécurisées.








