Les États-Unis et l’Iran ont signé un accord nucléaire, mais personne ne semble d’accord sur ce qu’il contient

Les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran pourraient transformer la dynamique au Moyen-Orient.

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Les États-Unis et l'Iran ont signé un accord nucléaire, mais personne ne semble d'accord sur ce qu'il contient
Les États-Unis et l’Iran ont signé un accord nucléaire, mais personne ne semble d’accord sur ce qu’il contient © Armees.com

Les États-Unis et l’Iran négocient pour mettre fin à un conflit qui a fait de lourdes pertes humaines et provoqué des répercussions économiques mondiales. Le conflit s’est aggravé en février, après des frappes israélo-américaines contre l’Iran. Les représailles qui ont suivi ont fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban. La Maison-Blanche pilote ces pourparlers, que le vice-président JD Vance défend en particulier. Ils visent un accord final susceptible de modifier les équilibres au Moyen-Orient.

Un démarrage diplomatique chaotique

Les pourparlers de paix ont officiellement débuté le dimanche 21 juin, dans un climat chaotique : déclarations contradictoires et tensions politiques internes aux États-Unis. Ils reposent surtout sur un Islamabad Memorandum en 14 points. Ce texte prévoit l’ouverture immédiate du détroit d’Ormuz et la levée du blocus américain sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens, rapporte NBC News.

Les négociations ont été interrompues à plusieurs reprises. Donald Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian auraient signé le MOU lors d’un dîner au château de Versailles, en présence d’Emmanuel Macron. Donald Trump s’est dit optimiste sur un accord global à long terme. Il a déclaré : « Nous avons notre accord fait avec l’Iran », tout en présentant le MOU comme une première étape vers d’autres négociations. Les répercussions du conflit sur des questions intérieures, comme les prix de l’essence et les élections de mi-mandat de novembre, pèsent toujours sur les calculs politiques.

Opposition et réactions qui fusent

Aux États-Unis, plusieurs responsables politiques de premier plan ont vivement critiqué le MOU. Le sénateur Bill Cassidy (Louisiane) y voit une « erreur majeure de politique étrangère ». Le sénateur John Kennedy, lui aussi de Louisiane, a mis en doute la fiabilité des intentions iraniennes. À l’étranger, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et plusieurs membres de son gouvernement ont contesté le bien-fondé du MOU, ce qui a accentué les tensions régionales.

La réouverture du détroit d’Ormuz et la levée du blocus sur les navires iraniens, annoncée par le U.S. Central Command, comptent parmi les points clés du MOU. Les opérations militaires continuent malgré tout. Un cessez-le-feu temporaire a été négocié début avril, mais les services de renseignement américains redoutent une reprise des hostilités, surtout après les incidents récents entre Israël et le Hezbollah au Liban.

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