Les États-Unis et l’Iran annoncent un accord de paix historique, signature prévue le 19 juin à Genève

Un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran pourrait transformer le paysage géopolitique.

Publié le
Lecture : 2 min
Les États-Unis et l'Iran annoncent un accord de paix historique, signature prévue le 19 juin à Genève
Les États-Unis et l’Iran annoncent un accord de paix historique, signature prévue le 19 juin à Genève © Armees.com

Le 14 juin 2026, les États-Unis et l’Iran ont annoncé un accord de paix. D’après CNN, il doit être signé le 19 juin à Genève, en Suisse. L’accord vise à réduire les tensions entre les deux pays et à rouvrir le détroit d’Ormuz.

L’entente n’est pas encore finalisée. Elle intervient alors que les tensions internationales restent fortes dans la région.

Ce que prévoit le mémorandum

Le texte, baptisé Islamabad Memorandum of Understanding, vise d’abord à mettre fin aux hostilités entre Washington et Téhéran.

L’accord prévoit la levée du blocus naval américain imposé à la mi-avril sur les ports iraniens, ce qui permettrait de rouvrir le détroit d’Ormuz. Le corridor maritime serait rouvert sans droits de passage (« réouverture du détroit »), ce qui faciliterait le flux pétrolier et les opérations de déminage.

Les deux parties s’engagent aussi à mener 60 jours de négociations technico-nucléaires dès la signature.

Le mémorandum soulève également des questions diplomatiques délicates. L’Iran exige la libération de « des milliards » de fonds étrangers gelés, un point de désaccord majeur dans l’offre aux États-Unis.

Désaccords et réactions à l’étranger

Les négociations ont été difficiles par moments. Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a réclamé la levée de toutes les sanctions.

L’administration de Donald Trump a refusé la libération immédiate des fonds. Elle privilégie un projet militaire sur le modèle d’un « pay for performance deal ».

À l’étranger, les réactions ont été surtout positives. Le Pakistan, par la voix du Premier ministre Shehbaz Sharif et du ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar, a remercié les médiateurs et confirmé Genève comme lieu de signature. Le Qatar et la Turquie ont salué le cadre de l’accord et appelé à poursuivre la coopération.

Le président français Emmanuel Macron a demandé une mise en œuvre rapide et appelé à rétablir la stabilité régionale. Les Nations unies, par la voix d’António Guterres, ont salué le travail des médiateurs.

Laisser un commentaire

Share to...