L’Iran ouvre le détroit d’Ormuz et accepte un cessez-le-feu de deux semaines avec Washington : le pays propose un « plan en 10 points » pour la suite

Un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran vient d’être annoncé, mais les tensions demeurent.

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L'Iran ouvre le détroit d'Ormuz et accepte un cessez-le-feu de deux semaines avec Washington : le pays propose un « plan en 10 points » pour la suite
L’Iran ouvre le détroit d’Ormuz et accepte un cessez-le-feu de deux semaines avec Washington : le pays propose un « plan en 10 points » pour la suite © Armees.com

Un accord de cessez-le-feu provisoire a été annoncé entre les États-Unis et l’Iran dans une tentative de désamorcer les tensions croissantes au Moyen-Orient. Cet accord, qui inclut la réouverture du détroit d’Ormuz, arrive à un moment important, alors que la situation économique mondiale, notamment dans le secteur énergétique, dépend beaucoup de ce qui se passe dans cette région stratégique. La négociation, même si elle est temporaire, marque une étape significative dans les relations tendues entre Washington et Téhéran.

La trêve, en clair : durée et acteurs

D’après The Guardian, la trêve, d’une durée de deux semaines, a été mise en place sous certaines conditions clairement exprimées par Donald Trump, président des États-Unis. Il a stipulé : « sous réserve que la République islamique d’Iran accepte l’ouverture complète, immédiate et sûre du détroit d’Hormuz ».

En réponse, l’Iran, par l’intermédiaire de Masoud Pezeshkian, actuel président, et du ministère des Affaires étrangères iranien, a accepté d’assouplir ses mesures de restriction. Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères d’Iran, a joué un rôle central dans ces pourparlers.

D’autres acteurs internationaux ont aussi contribué. Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan, a agi comme médiateur, permettant un dialogue qui a duré jusqu’à moins de deux heures avant la date limite auto-imposée par Trump, à 20h00, heure de l’Est, dans le cadre de pourparlers indirects. Les tensions étaient à leur paroxysme : des bombardiers B-52 américains étaient en route vers l’Iran avant l’annonce du cessez-le-feu.

Réactions à l’étranger et enjeux économiques

La communauté internationale a réagi de manières variées, illustrant les réactions internationales à l’accord. Benjamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël, tout en soutenant l’accord, a clairement indiqué que celui-ci « ne couvre pas » les affrontements contre le Hezbollah au Liban, pays également mentionné dans le cadre de la trêve.

Johann Wadephul, ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, a présenté l’accord comme « la première étape vers une paix durable ». Du côté de l’Australie, Chris Bowen, ministre de l’Énergie, a averti que cette avancée ne mettrait pas fin aux incertitudes énergétiques.

La Nouvelle-Zélande, par la voix de Winston Peters, son ministre des Affaires étrangères, a salué l’accord comme une « nouvelle encourageante », tandis que le Japon, avec Sanae Takaichi à sa tête, a exprimé l’espoir d’aboutir à un « accord final ». Le Japon importe environ 90 % de son pétrole du Moyen-Orient, ce qui souligne l’importance du détroit d’Hormuz, par lequel transite 20 % de l’approvisionnement énergétique mondial.

Et après ? plan de négociation et perspectives

Cet accord apporte un répit temporaire dans un conflit qui dure depuis cinq semaines. L’Iran a proposé un « plan en 10 points », qui servira de base pour les futures négociations. Mais des divergences ont été relevées entre les versions du plan, notamment sur la question nucléaire. Donald Trump a parlé de ce texte comme d’une « base de travail », même si la phrase « acceptation de l’enrichissement » figure uniquement dans la version en farsi.

Pour réduire l’incertitude persistante, le Pakistan a invité l’Iran et les États-Unis à des pourparlers à Islamabad ce vendredi, où le ministre japonais Minoru Kihara et d’autres diplomates espèrent établir un cadre plus durable.

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