Les récentes attaques nocturnes en Ukraine ont remis sur le devant de la scène une escalade militaire qui continue de générer tensions et inquiétudes dans le monde. Des bombardements attribués à la Russie ont touché plusieurs sites stratégiques, causant la mort d’au moins quatre personnes et blessant plus de cent autres. Parmi les cibles, la capitale ukrainienne Kiev a été particulièrement visée par des bombardements massifs, déclenchant des réactions vives sur la scène internationale.
Attaques massives et cibles ukrainiennes
Lors de ces assauts, la Russie a employé un large éventail d’armements, incluant missiles et drones explosifs. Selon les forces de l’air ukrainiennes, 90 missiles et 600 drones ont été lancés, dont 55 missiles et 549 drones ont été interceptés avec succès. Parmi les missiles utilisés, le missile balistique arme hypersonique Oreshnik a été identifié, alerte le 20 Minutes. Ce projectile, qui peut atteindre une vitesse allant jusqu’à Mach 10 (soit environ 12 350 km/h), a touché la ville de Bila Tserkva, située au sud-ouest de Kiev et distante de 1 130 kilomètres du site de lancement. D’autres régions touchées incluent la grande ville de Dnipro, où une usine militaire a été ciblée, et la région de Lviv, potentiellement visée pour son dépôt de gaz souterrain.
Le missile Oreshnik, une arme qui inquiète
Le missile Oreshnik, signifiant « noisetier » en russe, alimente beaucoup de discussions. Classé comme missile de portée intermédiaire, il peut parcourir entre 3 000 et 5 500 kilomètres et s’approche de vitesses hypersoniques. Selon le président russe Vladimir Poutine, l’Oreshnik est une arme de pointe, mais son utilisation en Ukraine a montré des effets limités, avec 36 sous-munitions cinétiques ne causant que des dégâts relativement restreints. Etienne Marcuz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, le décrit comme une « arme de saturation » destinée à frapper de vastes cibles.
Réactions et condamnations à l’international
Face à ces attaques, la communauté internationale a exprimé une forte condamnation. Emmanuel Macron a critiqué le recours à l’Oreshnik, dénonçant une « fuite en avant » de la Russie, tandis que Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, a parlé d’un « jeu téméraire avec le précipice nucléaire ». Parallèlement, les propos de l’ambassade américaine à Kiev concernant une possible attaque aérienne imminente soulignent la tension persistante dans la région. De son côté, le ministère de la Défense russe affirme ne viser que des cibles militaires, poursuivant ainsi sa justification des opérations.








