La frégate Type 26 City Class de BAE Systems

haque frégate Type 26 mesure environ 149,9 mètres de long pour une largeur de 20,8 mètres.

Publié le
Lecture : 3 min
La frégate Type 26 City Class de BAE Systems © Armees.com

Dans la compétition navale qui a conduit la Norvège à retenir le Royaume-Uni pour la modernisation de sa flotte en ce mois d’août 2025, le modèle sélectionné est la frégate Type 26 dite City class. Ce bâtiment constitue aujourd’hui le cœur du renouvellement de la Royal Navy, pensé pour les opérations de haute intensité et la lutte anti-sous-marine. Les unités que la Norvège recevra seront « aussi identiques que possible » à celles de Londres, selon les termes du gouvernement norvégien, afin de maximiser l’interopérabilité et de garantir une Défense commune dans l’Atlantique Nord.

Frégate Type 26 de BAE Systems : spécificités techniques

Chaque frégate Type 26 mesure environ 149,9 mètres de long pour une largeur de 20,8 mètres. Le tirant d’eau s’élève à environ sept mètres, ce qui assure une bonne stabilité. Le déplacement standard avoisine 6 900 tonnes, et grimpe à près de 8 000 tonnes en pleine charge. La marine norvégienne disposera ainsi de bâtiments d’une taille comparable aux destroyers de première ligne, dimensionnés pour escorter des groupes aéronavals et conduire des missions prolongées.

La propulsion repose sur une architecture CODLOG combinant une turbine à gaz Rolls-Royce MT30, quatre génératrices diesel et deux moteurs électriques. Cette configuration autorise une marche silencieuse en électrique, décisive pour la lutte anti-sous-marine. La vitesse dépasse les 26 nœuds, et l’autonomie atteint plus de 7 000 milles nautiques, offrant à la Norvège la capacité de patrouiller de longues semaines en Atlantique.

Équipage, aviation drones… que peut embarquer la frégate Type 26 City Class ?

Le concept prévoit un équipage de base d’environ 150 à 165 marins, avec la possibilité d’accueillir plus de 200 personnes lorsque sont embarqués détachements aériens ou renforts spécialisés. Le confort et les espaces modulaires répondent aux normes OTAN, avec un accent mis sur la disponibilité opérationnelle. La plateforme aéronautique est dimensionnée pour accueillir un hélicoptère lourd de type Merlin, mais aussi des drones de surveillance et des aéronefs plus légers. Pour la marine de Norvège, cela signifie une extension des capacités ASM grâce à l’emploi combiné d’hélicoptères et de systèmes sans pilote.

Un vaste espace de mission permet l’embarquement de vedettes rapides, de drones de surface, de conteneurs spécialisés ou de moyens d’assistance humanitaire. Cette modularité, mise en avant par BAE Systems, confère aux frégates la souplesse nécessaire pour couvrir des spectres allant de la haute intensité au soutien civil.

Fregate Type 26 : capteurs et systèmes de Défense

Le Type 26 est doté d’un radar de veille tridimensionnelle Artisan 997, capable de suivre simultanément des centaines de pistes. Il reçoit également un sonar de coque de nouvelle génération (Type 2150) et un sonar remorqué basse fréquence S2087, référence mondiale en matière de détection sous-marine. Ces équipements assurent à la Norvège une détection précoce des menaces et un suivi efficace des sous-marins adverses.

Les systèmes de guerre électronique complètent ce dispositif par des capacités de brouillage et d’alerte, indispensables dans un environnement saturé de menaces. Les liaisons de données tactiques OTAN permettent une intégration fluide au sein de coalitions navales, un impératif pour une marine comme celle de Norvège.

Armement principal et options

Le cœur de l’armement repose sur le système de missiles surface-air Sea Ceptor, avec quarante-huit cellules verticales. Cet arsenal protège le bâtiment contre les attaques de missiles antinavires et les menaces aériennes de proximité. En complément, vingt-quatre cellules verticales Mk 41 « strike length » sont prévues. Ces silos universels offrent à la Norvège la possibilité d’intégrer, selon ses choix souverains, des missiles de croisière, des ASROC ou des capacités de frappe à longue distance.

L’artillerie principale se compose d’un canon Mk 45 de 127 mm, apte au tir de munitions guidées. La défense rapprochée repose sur des systèmes Phalanx CIWS et des canons téléopérés de 30 mm. L’armement ASM est complété par des torpilles légères, mises en œuvre par l’hélicoptère embarqué. L’ensemble illustre un équilibre entre défense de zone, frappe en profondeur et guerre sous-marine.

Industrialisation et calendrier

Construites à Glasgow par BAE Systems, les frégates destinées à la Royal Navy soutiennent déjà environ 4 000 emplois et plus de 400 entreprises. Grâce au contrat signé, la Norvège bénéficiera à son tour de retombées industrielles, puisque des coopérations locales équivalentes à la valeur de l’achat sont prévues. Les premières livraisons à la marine norvégienne interviendront à partir de 2030, jalon confirmé par le gouvernement d’Oslo.

Laisser un commentaire

Share to...