La Chine déploie un drone sous-marin qui patrouille 3 mois sans remonter : l’objectif est de verrouiller le Pacifique

La Chine a dévoilé en 2025 des drones sous-marins révolutionnaires capables de rester immergés pendant trois mois.

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La Chine déploie un drone sous-marin qui patrouille 3 mois sans remonter : l'objectif est de verrouiller le Pacifique
Source : Telegram "calibrearmes" | Armees.com

« Trois mois sous les eaux, sans jamais remonter, sans équipage, sans intervention humaine. » Cette phrase audacieuse, rapportée par le Sciencepost, résume l’innovation que Pékin a dévoilé en 2025. Ce n’est pas juste une démonstration de force militaire : certains parlent d’une « rupture dans la conception même de la guerre sous‑marine ». La « course aux abysses » est bien lancée, et la Chine paraît avoir pris une avance nette sur le reste du monde.

Le défilé militaire de 2025 : ce que ça annonce

Le 3 septembre 2025, Pékin accueille un événement militaire majeur organisé par l’Armée populaire de libération (APL). Huit drones sous‑marins extra‑larges, appelés XLUUV (eXtra Large Uncrewed Underwater Vehicles), sont présentés. Ce nombre dépasse de loin celui de toutes les autres marines réunies. Parmi eux : cinq AJX002 et trois HSU100, montrés non pas comme des prototypes, mais comme des véhicules pleinement opérationnels.

Le AJX002 se distingue par son autonomie. Il mesurerait entre 18 et 20 mètres de long pour un diamètre d’environ 1 à 1,5 mètre. Sa coque élancée, en forme de torpille, mise sur la discrétion tout en offrant une endurance notable. Environ 50 % de sa coque est dédiée aux batteries, ce qui lui permettrait de parcourir environ 1 000 milles nautiques sans recharge. L’absence de mât d’air apparent et la propulsion par pompe‑jet renforce sa furtivité et sa capacité à opérer sous le seuil de détection sonar, fixé à 90 dB, illustrant les avancées en « technologies de furtivité« .

Ce que peuvent faire ces drones et pourquoi

La Chine ne se contente pas de développer des drones sous‑marins isolés. Elle les intègre avec des drones aériens et des sous‑marins classiques pour former une stratégie en trois couches. L’objectif affiché : verrouiller le Pacifique et, potentiellement, bloquer des points stratégiques comme le détroit de Taïwan. Ces systèmes autonomes savent poser des mines, neutraliser des capteurs de fond marin, mener des opérations de blocus et détecter ou identifier des cibles de manière autonome.

Le modèle HSU100, long d’environ 15 mètres, est conçu pour des missions de renseignement, surveillance et reconnaissance grâce à ses capteurs rétractables. Ces capacités font de lui un acteur clé dans la collecte d’informations. En outre, la possibilité d’attaques coordonnées en essaim, rendue possible par l’interconnexion entre drones, donne une nouvelle dimension à la « surveillance sous-marine« .

L’IA qui fait la différence

Ces drones tirent parti de l’intelligence artificielle pour mener des missions sur de longues distances sans assistance humaine. Ils peuvent rester en veille pendant des semaines, voire des mois, et se recharger via des stations immergées. Ce niveau de sophistication dépasse les systèmes sous‑marins antérieurs : il ne s’agit plus seulement de recherches et de prototypes, mais d’une mise en production à grande échelle.

Isaac Kardon, chercheur senior au Carnegie Endowment for International Peace, soulignait déjà l’investissement massif de la Chine dans ce programme, affirmant que le pays dispose « de certaines des meilleures technologies mondiales et d’une capacité industrielle de premier plan pour les véhicules sous‑marins non pilotés ».

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