La Chine marque un tournant dans la surveillance sous-marine avec un submersible bionique à corps mou, inspiré de la raie manta. Les autorités affirment qu’il s’agit du premier appareil capable de détecter et de verrouiller des dispositifs explosifs sous-marins simulés dans des conditions de visibilité très réduite. Cette avancée technologique a été rapportée par Le Parisien, ouvrant une nouvelle phase pour la sécurité maritime.
Inspiré par la raie manta
Le submersible reprend la morphologie de la raie manta, ce qui lui donne plusieurs avantages, tout comme le drone sous-marin Excalibur de la Royal Navy. Contrairement aux poissons qui se déplacent en oscillant latéralement, la raie manta se propulse avec ses larges nageoires pectorales par des ondes ondulantes, tout en maintenant le corps principal stable. Ce mode de propulsion permet au submersible d’offrir un espace interne important pour transporter des cargaisons complexes, tout en conservant une stabilité adaptée à l’utilisation d’instruments sensibles comme des sonars de haute précision.
Ses capacités de détection sont renforcées par un sonar orienté vers l’avant, qui permet de localiser précisément des cibles même dans des eaux sombres avec une visibilité inférieure à un mètre. Des sonars à balayage latéral complètent le dispositif pour une cartographie détaillée du fond marin. Les données recueillies sont immédiatement affichées sur l’écran du terminal de commandement, ce qui assure une réactivité optimale.
Ce qu’il peut faire : autonomie, portée et résistance
Les performances opérationnelles du submersible couvrent plusieurs points notables. Il affiche une autonomie à pleine vitesse pendant des dizaines d’heures et une portée de plusieurs centaines de kilomètres, lui permettant de couvrir de vastes zones sous-marines. En mode plané, sa portée peut même atteindre des milliers de kilomètres, ce qui augmente son efficacité sur de longues distances.
Sa coque renforcée lui permet de résister à des pressions allant jusqu’à environ 200 atmosphères, semblable à un navire de guerre autonome. Et si la communication filaire venait à tomber en panne, l’engin conserve son orientation grâce à sa capacité d’approche autonome vers les cibles détectées.
En essaim et usages militaires
Le submersible peut aussi opérer en groupe : il est capable de fonctionner en essaim et de former un réseau sonar local via une coopération par relais. Cette approche permet de convertir des signaux satellitaires en signaux sonar capables de pénétrer les profondeurs océaniques, offrant un fort potentiel pour la surveillance et la détection.
D’après CCTV News, l’appareil présente une « bonne furtivité » sous l’eau et pourrait avoir une valeur militaire considérable, tout comme un drone multifonctionnel. Dans des scénarios défensifs complexes, il est présenté comme une solution potentielle face à des menaces sous-marines comme les sous-marins et les navires de surface, notamment dans des environnements à haute menace.








