Le milieu de la défense maritime va bien changer avec l’arrivée de l’AIRCAT Bengal MC, un navire de guerre autonome ultra-performant. Présenté lors du Sea Air and Space Exhibition, ce bateau marque une avancée notable dans les opérations maritimes. Conçu pour offrir vitesse, puissance et indépendance, il devrait transformer les approches navales actuelles en proposant une option moins coûteuse et plus adaptable aux flottes classiques.
Un bijou d’ingénierie navale
L’AIRCAT Bengal MC, réalisé par Eureka Naval Craft, se démarque par ses caractéristiques impressionnantes. Long de 36 mètres, ce navire peut transporter jusqu’à 40 tonnes et encaisser une charge maximale de 44 tonnes. Il file à plus de 50 nœuds (92 km/h) et son autonomie atteint 1 000 milles nautiques, faisant de lui l’un des navires autonomes les plus avancés jamais construits. Son design innovant repose sur la technologie Surface Effect Ship (SES), assurant ainsi des missions multiples avec une efficacité redoutable.
La coopération entre Eureka Naval Craft et ses partenaires australiens, Greenroom Robotics, ainsi que les architectes navals d’ESNA, a joué un rôle déterminant dans la réalisation de ce projet ambitieux, illustrant une coopération européenne en matière de défense. Bo Jardine, PDG d’Eureka Naval Craft, résume bien cette prouesse en déclarant : « Il s’agit d’un navire ultra-rapide et high-tech, capable d’opérer avec ou sans équipage. »
Polyvalence et capacités offensives de choix
L’AIRCAT Bengal MC, pensé pour bousculer le marché des navires de sa catégorie, est équipé pour tirer avec des missiles de croisière Tomahawk ainsi que des Naval Strike Missiles (NSM). Il est apte à réaliser des missions variées :
- attaques expéditives
- transport rapide de troupes
- lancement de drones
- opérations complexes comme la pose et la neutralisation de mines
Son design modulaire offre la possibilité de le configurer selon des besoins opérationnels bien précis, notamment pour l’utilisation de drones.
En plus de cela, son système Greenroom Advanced Maritime Autonomy (GAMA), qui a fait ses preuves lors du Patrol Boat Autonomy Trial sur le patrouilleur Sentinel, permet au navire de naviguer en autonomie totale, s’adaptant aux menaces et aux modifications de mission.
Un marché porteur et ambitieux
L’intérêt pour l’AIRCAT Bengal MC ne se limite pas seulement à ses performances techniques. Parmi les clients potentiels, on retrouve la marine américaine, le Corps des Marines des États-Unis ainsi que d’autres flottes alliées américaines. Des pays partenaires, comme ceux du pacte AUKUS – avec l’Australie et le Royaume-Uni – et d’autres alliés régionaux tels que Singapour, le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, la Thaïlande et les Philippines, se montrent également intéressés.
Cette potentielle adoption s’inscrit dans une démarche claire : diminuer la dépendance envers les gros navires onéreux et requérant un équipage, tout en conservant une puissance de feu et une agilité remarquables. Bo Jardine le rappelle en affirmant : « L’AIRCAT Bengal MC offre une alternative très rapide, armée jusqu’aux dents. »









La photo d’illustrationque vous étalez ne semble pas correspondre à un navire autonome de 44 tonnes où alors la cataracte me guette !!!