La Marine française teste ses drones en mer, et ça fonctionne !

L’exercice Dragoon Fury révèle des avancées technologiques surprenantes, notamment des drones capables de nager et de voler.

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La Marine française teste ses drones en mer, et ça fonctionne !
Credit : Tercio Teixeira/AFP via Getty Images | Armees.com

L’exercice militaire Dragoon Fury s’est récemment déroulé sur la côte méditerranéenne française, précisément dans la baie de Hyères, au large de Toulon, pour tester l’efficacité des drones en conditions maritimes réelles et renforcer la sécurité maritime. Pendant quinze jours, cette opération avait pour but de tester l’efficacité des drones en conditions maritimes réelles. Organisée depuis le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre, l’exercice simulait la reprise d’une portion de rivage lors d’un assaut amphibie.

Les drones en première ligne

Les drones ont vraiment tenu le haut du pavé pendant cet exercice, notamment avec des innovations comme le drone multifonctionnel capable de nager et de voler. On a vu défiler différents types : drones aériens, planeurs sous-marins, un drone captif relié directement au bateau et un drone de surveillance. Chaque appareil avait sa mission, que ce soit pour surveiller la zone maritime, attaquer des cibles ennemies ou contrer d’autres drones hostiles. Même s’ils sont très performants, ces engins ne se substituent pas totalement aux manœuvres amphibies traditionnelles, mais ils viennent soutenir les opérations modernes.

L’usage innovant des drones a permis, par exemple, de neutraliser des véhicules de surface sans pilote grâce à des munitions télé-opérées et à vue subjective. Cela dit, leur capacité à projeter de la puissance reste limitée si on les compare à un groupe aéronaval complet, surtout dans des zones confinées comme la mer Baltique.

Attentes militaires et collaboration industrielle

Les militaires attendent beaucoup des drones. Les marins espèrent voir apparaître des drones d’attaque et kamikazes capables de combler le fossé entre des missiles super coûteux à longue portée et des armes plus traditionnelles et moins dispendieuses. Comme l’a expliqué Thomas à BFMTV, officier en expérimentation drone : « On a actuellement dans la Marine pour se défendre contre des missiles qui vont très loin et coûtent très cher, et des canons et fusils qui sont pour le combat rapproché et coûtent très peu cher. »

La réussite de l’exercice repose aussi sur une collaboration étroite avec plusieurs entreprises de défense, similaire à l’exercice Formidable Shield qui vise à renforcer la coordination face aux menaces aériennes. Ces sociétés ont fourni des technologies innovantes, telles que des glisseurs sous-marins autonomes et le véhicule de surface sans pilote DriX H-8. Une coordination minutieuse entre militaires et industriels permet de garder une cohérence dans l’ensemble des opérations.

Intelligence artificielle : vers une marine plus connectée

L’intelligence artificielle (IA) prend aussi de l’ampleur dans les opérations navales, avec des développements tels que le navire autonome qui redéfinissent les capacités maritimes. Le développement progressif de l’IA est mis à l’épreuve avec des experts embarqués pour déterminer les besoins en temps réel. Un hub de données a été testé à bord de la frégate Provence, ce qui a aidé à comprendre la cause d’une panne complexe.

Lors de la mission du groupe aéronaval Charles de Gaulle, quatre hubs supplémentaires ont été déployés pour analyser les meilleurs emplacements tactiques face à un sous-marin chinois. L’amélioration des compétences en IA semble indispensable pour préparer le personnel naval aux défis futurs.

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