Les Etats-Unis présentent “le navire autonome le plus avancé du monde”

Le AIRCAT Bengal MC, navire de guerre autonome, pourrait bouleverser les opérations navales avec sa vitesse impressionnante et son armement sophistiqué.

Publié le
Lecture : 2 min
Les Etats-Unis présentent “le navire autonome le plus avancé du monde”
Les Etats-Unis présentent “le navire autonome le plus avancé du monde” © Armees.com

Dans une période de tensions en mer de Chine méridionale et dans l’Arctique, Eureka Naval Craft (basée dans le Delaware, aux USA) s’associe à Greenroom Robotics, spécialiste australien des systèmes maritimes autonomes, pour présenter le AIRCAT Bengal MC. Ce navire multi-mission de surface, reconnu comme le plus abouti internationalement dans sa catégorie, compte bien changer la donne en matière d’opérations navales grâce à ses fonctions autonomes et à son armement sophistiqué.

Une idée innovante pour diverses missions

Le AIRCAT Bengal MC a vu le jour en collaboration avec ESNA Naval Architects et Greenroom. C’est un bateau de 36 mètres capable de transporter jusqu’à 44 tonnes (soit deux modules ISO de 40 pieds). Avec une vitesse de plus de 50 nœuds (92 km/h) et une autonomie de 1 000 milles nautiques (plus de 1 850 kilomètres), il est fait pour parcourir de longues distances rapidement. Son système d’intelligence artificielle, baptisé GAMA , en fait une vraie bête de somme.

Fonctionnant aussi bien avec qu’en l’absence d’équipage, le Bengal MC peut lancer des missiles de croisière Tomahawk et des missiles anti-navires Naval Strike Missiles (NSM), permettant de se passer des gros navires coûteux pour emporter des armements lourds. Comme le dit Bo Jardine, PDG d’Eureka Naval Craft : « Trop de navires deviennent obsolètes, sont lents et sont chers. Le Bengal MC est rapide, lourdement armé et prêt à changer la donne. »

Des options de pointe pour plusieurs usages

Le Bengal MC ne se limite pas à des missions offensives. Il peut transporter des troupes, servir de navire de soutien lors de débarquements ou fonctionner en tant que plateforme de guerre électronique, à l’instar d’un drone multifonctionnel. De plus, il peut jouer le rôle de navire-mère pour drones ou aider à poser et contrer des mines. Ces nombreuses fonctionnalités font du Bengal MC un atout polyvalent pour les marines actuelles.

L’intégration du système autonome GAMA a d’ailleurs été testée avec succès sur un patrouilleur de la classe Armidale, appelé Sentinel. James Keane, PDG de Greenroom Robotics, se félicite de cette avancée en déclarant : « C’est un navire remarquable et nous sommes vraiment contents de collaborer avec Bo Jardine et l’équipe d’Eureka sur le logiciel. »

Un marché international en pleine évolution

Les économies réalisées grâce au Bengal MC ne passent pas inaperçues : une meilleure efficacité énergétique et une réduction des coûts d’exploitation font du AIRCAT une option intéressante pour des marines souhaitant modernisation de la flotte. Le navire est destiné autant à la marine américaine et au Corps des Marines des États-Unis qu’à leurs alliés, tels que les pays membres de l’AUKUS et de l’OTAN. Des nations d’Asie comme Singapour, le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, la Thaïlande et les Philippines font également partie des cibles potentielles.

Laisser un commentaire

Share to...