Le 14 avril, un événement marquant a eu lieu dans le monde de l’exploration spatiale. Blue Origin, la boîte fondée par Jeff Bezos, a organisé un vol spatial exclusivement féminin, une première en plus de 60 ans. Six femmes ont participé à ce vol historique, dont la célèbre chanteuse Katy Perry et Lauren Sanchez, journaliste et compagne de Jeff Bezos. Bien que cette mission ait été applaudie pour mettre en avant la présence féminine dans l’espace, elle a rapidement fait l’objet de critiques et a donné lieu à des théories du complot.
Le vol historique
Ce vol a été réalisé à bord de la capsule New Shepard. La mission a duré onze minutes et a brièvement atteint une altitude de 107 km. Par contre, contrairement aux missions orbitales, la capsule n’a pas envoyé ses passagères en orbite. Pour revenir sur Terre, la capsule a pénétré l’atmosphère à environ 3 200 km/h et a été ralentie à moins de 1 km/h grâce à trois parachutes, assurant un atterrissage tout en douceur.
C’était un moment symbolique, marquant le retour des femmes dans l’espace avec une équipe entièrement féminine après de longues décennies. La présence de figures connues comme Katy Perry et Lauren Sanchez a d’ailleurs permis de capter l’attention des médias sur cette opération.
Les controverses et les théories du complot
Malgré un succès apparent, le vol a rapidement fendu la polémique. Une vidéo virale sur TikTok a même parlé de « pire arnaque de 2025 ». En moins de 24 heures, cette vidéo a été visionnée plus d’un million de fois et a soulevé plusieurs questions :
- mise en scène présumée
- incohérences dans les images d’atterrissage
- critique sur le fait que la porte de la capsule aurait été ouverte avant l’arrivée publique de Jeff Bezos
Les doutes n’ont pas manqué non plus sur certains aspects techniques du vol. Certains observateurs ont pointé du doigt l’absence apparente de traces de brûlure sur la capsule lors de son atterrissage ou encore le faible niveau des vibrations ressenties par les passagères. Ils ont aussi noté que la vitesse d’atterrissage annoncée de 25 km/h semblait exagérée par rapport à une simulation qui affichait une descente à seulement 7 km/h.
Les explications et clarifications
Pour répondre à ces interrogations, plusieurs précisions ont été apportées. Le fait de pouvoir ouvrir la porte de la capsule depuis l’intérieur est conforme aux normes de sécurité actuelles, permettant ainsi aux passagers de sortir rapidement si besoin. Quant à l’absence de signes visibles de combustion, elle s’explique par la vitesse relativement faible de la capsule New Shepard, loin de celles atteintes par des engins comme le Crew Dragon de SpaceX.
Les critiques concernant les implants mammaires qui « éclateraient » dans l’espace sont également infondées, puisque la pression à l’intérieur de la capsule est strictement régulée pour éviter ce genre de désagrément, contrairement à l’impact environnemental des tests spatiaux de SpaceX. Pour finir, il est important de noter que certaines images diffusées dans les vidéos virales proviennent en réalité d’un précédent vol avec Emily Calandrelli.
Une avancée malgré les polémiques
Même si ce vol a déclenché son lot de scepticisme, il représente une belle avancée pour Blue Origin et pour la place des femmes dans le domaine des missions spatiales. Ce onzième vol habité montre bien que ces missions s’inscrivent dans un programme régulier qui a déjà accueilli 52 personnes sans incidents notables.








