Proche-Orient : l’Iran a frappé Israël avec 200 missiles

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Proche-Orient : l’Iran a frappé Israël avec 200 missiles © Armees.com

L’Iran a lancé 200 missiles sur Israël en réponse à la mort de chefs du Hezbollah et du Hamas. Retour sur les événements, les enjeux et les conséquences de cette nouvelle escalade.

L’Iran frappe Israël en représailles

Le 1ᵉʳ octobre 2024, l’Iran a tiré environ 200 missiles sur le territoire israélien pour « venger » la mort des chefs du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, et du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyeh. Selon les médias iraniens, il s’agit de la première utilisation de missiles hypersoniques, rendant l’attaque particulièrement significative. Le Dôme de fer, le système de défense anti-missile israélien, a permis d’intercepter la majorité des tirs. Cependant, quelques impacts ont été enregistrés dans le centre et le sud du pays, provoquant deux blessés légers côté israélien, selon les secours. En Cisjordanie occupée, à Jéricho, un Palestinien a été tué par des éclats de missile. « L’Iran a commis une grave erreur ce soir et en paiera le prix », a déclaré le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Du côté iranien, le chef d’état-major a justifié cette attaque comme un « droit à l’autodéfense » face à l’agression israélienne.

Suite à l’attaque, les tensions entre l’Iran et Israël n’ont cessé de croître. Les États-Unis ont annoncé leur intention de « coordonner » une réponse avec Israël contre l’Iran. Le porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari, a affirmé que des « plans » de riposte sont en place, tandis que Téhéran a averti contre toute intervention militaire sur son sol.
Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont précisé avoir ciblé des bases militaires israéliennes et des infrastructures sensibles, y compris le centre de renseignement du Mossad. Le général Mohammad Bagheri, chef d’état-major iranien, a promis une attaque encore plus intense en cas de représailles israéliennes, déclarant que toutes les infrastructures du « régime sioniste » seront visées.

L’ombre inquiétante d’une guerre généralisée

Cette nouvelle escalade a rapidement suscité des réactions internationales. Les États-Unis ont fermement condamné l’attaque iranienne. Le président Joe Biden a maintenu : « Les États-Unis soutiennent pleinement Israël. » L’Union européenne, le Royaume-Uni et le Japon ont également exprimé leur inquiétude face à la montée des tensions, alors que l’ONU a convoqué une réunion d’urgence le 2 octobre 2024 pour discuter de la situation, à 16 heures en France. En Israël, l’alerte a été décrétée dans tout le pays et l’espace aérien a été temporairement fermé.

Ce nouvel épisode vient aggraver un contexte déjà plus que tendu au Proche-Orient. Israël est en guerre contre le Hamas à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023, tandis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien au mouvement palestinien. L’attaque iranienne, baptisée « Promesse honnête 2 », marque la deuxième offensive de Téhéran de ce genre en six mois contre Israël, après celle d’avril 2024.
Les menaces de riposte de part et d’autre soulèvent la crainte d’un conflit généralisé. L’Iran a averti que toute action contre sa « souveraineté » entraînerait une réponse massive visant toutes les infrastructures israéliennes. Dans ce climat explosif, l’ONU appelle à un cessez-le-feu et exhorte les parties à éviter une spirale de violence qui pourrait embraser toute la région.

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