Gaza : le chef du gouvernement du Hamas a été éliminé par Israël

La bande de Gaza a été frappée la nuit dernière par d’importants frappes israéliennes. Plusieurs dignitaires du mouvement dont le chef a été tué.

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Gaza : le chef du gouvernement du Hamas a été éliminé par Israël | Armees.com

Après plusieurs semaines de trêve, Israël vient de reprendre les bombardements sur la bande de Gaza. Dans un communiqué, le Hamas annonce la mort du chef de son gouvernement. La communauté internationale s’indigne de cette reprise de la guerre.


Le chef du Hamas est mort, tué dans la bande de Gaza


Dans la nuit du 17 au 18 mars 2025, Israël a mené des frappes aériennes d’une ampleur inédite sur la bande de Gaza. L’État hébreu rompt ainsi le cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier 2025, soit près de deux mois. Le bilan humain est lourd côté gazaoui. Ces attaques ont causé la mort d’au moins 330 personnes, selon le ministère de la Santé du Hamas. Mais surtout, parmi les victimes figure Essam al-Dalis, chef du gouvernement du Hamas à Gaza. Ce dernier a été tué dans une frappe. Son décès a été confirmé par le mouvement islamiste dans un communiqué.


De plus, plusieurs hauts dignitaires du mouvement ont trouvé la mort. Ainsi, le général Mahmoud Abou Watfa, ministre adjoint de l’Intérieur, et le général Bahjat Abou Sultan, directeur général des services de sécurité intérieure, ont également été tués lors de ces frappes. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, justifie cette reprise des offensives en réponse au refus du Hamas de libérer les otages israéliens et d’accepter les propositions des médiateurs. Cependant, cet événement suscite l’indignation des familles des captifs israéliens, qui dénoncent une mise en danger de leurs proches. Par ailleurs, le Hamas estime que les États-Unis portent « l’entière responsabilité » des frappes israéliennes.


Les réactions du monde entier sont unanimes


La communauté internationale réagit de façon unanime et avec inquiétude face à cette escalade de violence à Gaza. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s’est déclaré « choqué » par les frappes israéliennes et a appelé au respect du cessez-le-feu ainsi qu’à la reprise de l’aide humanitaire. De son côté, l’Égypte condamne ces attaques, les qualifiant de « violation flagrante » du cessez-le-feu et avertissant des conséquences graves pour la stabilité régionale.


Ces événements interviennent en plein mois de Ramadan, période sensible pour les populations musulmanes, et risquent d’aggraver la situation humanitaire déjà critique dans la bande de Gaza. Les hôpitaux sont débordés, et de nombreux habitants, déplacés, craignent une nouvelle vague de violence.

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