La Cour des comptes a récemment rendu publiques ses observations définitives concernant l’École navale, une institution clé de la Marine nationale, située à Lanvéoc-Poulmic. Cette institution, fondée en 1830, a pour mission principale de former les officiers de carrière de la Marine. Au fil des décennies, elle s’est diversifiée, devenant non seulement un centre de formation militaire, mais également une école d’ingénieurs et un établissement d’enseignement supérieur et de recherche. Dans son rapport, la Cour des comptes met en lumière les défis auxquels l’École navale est confrontée, notamment en termes de gestion des ressources humaines, de dégradation de son patrimoine immobilier et de son organisation complexe.
Les missions multiples de l’École navale : entre tradition et modernité
L’École navale joue un rôle central dans la formation des officiers de carrière de la Marine nationale. Ces derniers, recrutés principalement par concours après des classes préparatoires aux grandes écoles, reçoivent une formation à la fois militaire et scientifique, sanctionnée par un diplôme d’ingénieur. En 2022, ce sont plus de 700 élèves-officiers qui ont suivi des enseignements au sein de cette institution, répartis entre différentes catégories, allant des officiers de marine de carrière aux officiers sous contrat et aux volontaires aspirants.
La formation dispensée par l’École navale est dense et diversifiée, combinant une formation maritime, humaine et militaire, ainsi qu’une formation scientifique et technique pour les cursus diplômants. La Cour des comptes souligne cependant que cette densité de formation nécessite une démarche de dédensification pour éviter un empilement des enseignements qui pourrait nuire à l’efficacité de la formation. Une réforme de la formation, engagée en 2021, vise à alléger cette charge tout en restant en phase avec les besoins de la Marine nationale.
Une transition difficile vers un établissement public
En 2017, l’École navale a été transformée en établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP). Cette transition a permis à l’École de développer ses activités dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche. Toutefois, la Cour des comptes relève que cette évolution n’a pas été sans difficultés, notamment en matière de gestion des ressources humaines. En effet, l’École navale fait face à une gestion complexe de son personnel, composé de militaires, de civils, et d’enseignants-chercheurs délégués par d’autres établissements, avec une pyramide des âges déséquilibrée et un manque de jeunes enseignants-chercheurs.
La situation financière de l’École est globalement satisfaisante, avec un budget 2022 de 37,5 millions d’euros, mais la gestion budgétaire reste marquée par une tendance à la sous-exécution des dépenses, en particulier en ce qui concerne le remboursement des rémunérations des militaires. Le rapport met également en évidence les contraintes liées à la localisation de l’École sur la presqu’île de Crozon, un facteur qui limite son attractivité, tant pour les enseignants que pour les activités d’enseignement supérieur et de recherche.
Un patrimoine en déclin
La Cour des comptes souligne l’état préoccupant du patrimoine immobilier de l’École navale, dont certains bâtiments, construits en 1965, sont aujourd’hui dans un état de dégradation avancée, voire dangereux. Les travaux nécessaires sont régulièrement différés, en raison d’un manque de priorités stratégiques et de financements insuffisants. Bien que l’École ait la capacité de financer certains travaux sur ses fonds propres, le manque de personnel en interne constitue un frein majeur à la réalisation de ces projets.
En réponse à ces défis, la Cour des comptes recommande l’élaboration d’un schéma directeur des infrastructures et la finalisation sans délai de la convention d’utilisation des immeubles nécessaires aux missions de l’École. De plus, la réflexion stratégique « Baille 2030 », lancée par la Marine nationale, pourrait offrir des perspectives de relocalisation partielle, mais les décisions tardent à se concrétiser.









Bj, vous devriez regrouper toutes les écoles au cin de Brest. Il y a une place suffisante, cela dimuerai les frais et permettrait de construire des bateaux.
La photo d’illustration montre des officiers mariniers et pas des élèves de l’Ecole Navale…
L’Ecole Navale est un établissement d’enseignement supérieur prestigieux.
Très peu d’autres établissements peuvent rivaliser avec l’Ecole Navale par la qualité de son enseignement et la formation morale et physique de futurs cadres militaires.
En ce qui concerne la localisation de cet Établissement, peut être serait il possible de l’installer à Brest ? Et pourquoi pas a Toulon, qui bénéficie de la présence du fleuron de la Marine -le porte avion Charles de Gaulle -, et de plus, de la plus belle rade de la Méditerranée ?
Photo d’illustration montrant des élèves officiers mariniers mécaniciens dont l’école est à St Mandrier dans le Var, à 1100 km de Lanveoc
La problématique ici décrite n’est absolument pas nouvelle. Elle est liée au choix politique fait en son temps pour coupe l’école de la mémoire de la guerre. Est-il temps de remettre ce choix en cause ? Ce qui c’est aggravé c’est le sous entretien de l’infrastraucture qui est certainement dû à un manque rde ressource budgértaire contrairement à ce qui est sous-entendu ici. Il n’y a pas besoin de la cour des comptes pour savoir tout cela