Ce nouveau chasseur russe inquiète déjà les experts : pourquoi le Su-75 fait peur

Le Su-75 Checkmate pourrait transformer l’aviation militaire russe.

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Ce nouveau chasseur russe inquiète déjà les experts : pourquoi le Su-75 fait peur
Ce nouveau chasseur russe inquiète déjà les experts : pourquoi le Su-75 fait peur | Armees.com

Le Sukhoi Su-75 Checkmate, aussi appelé « avion tactique léger », se présente comme une vraie révolution dans l’aviation militaire. Ce chasseur furtif monoplace a pour vocation d’offrir une alternative plus compacte et économique aux appareils de combat actuels. Dans une optique d’expansion de son influence sur le marché international des armes, la Russie mise gros sur le Su-75, notamment auprès des forces armées des pays non occidentaux. Mais quelles sont vraiment les opportunités et les obstacles liés à ce projet de grande envergure ?

Caractéristiques et développement du Su-75

Le Su-75 Checkmate se démarque grâce à ses dimensions plus modestes par rapport au Su-57 russe. En effet, sa longueur est de 17,3 mètres avec une envergure de 11,8 mètres, alors que le Su-57 mesure respectivement 20,1 mètres et 14 mètres, confirme The War Zone. Avec une masse maximale au décollage avoisinant les 26 000 kg et une capacité d’emport de munitions de 7 400 kg, cet appareil est pensé pour rester performant tout en réduisant sa signature radar de face.

Le développement du Su-75 a démarré au début des années 2020 sous la houlette du conglomérat de défense russe Rostec, dirigé par Sergueï Chemezov. Selon lui, mettre au point un avion de combat demande généralement entre dix et quinze ans – un délai nécessaire pour aboutir à un prototype fiable. Le premier vol d’essai est prévu pour début 2026, même si pour l’instant, aucun prototype n’est encore en cours de construction ou de test.

Perspectives sur le marché et à l’international

Le but premier du Su-75 reste de toucher l’export vers des pays non occidentaux, comme les Émirats arabes unis, l’Iran, l’Algérie et le Vietnam. Même s’il n’existe pas encore de contrats formels, ces pays ont montré un réel intérêt pour cet appareil prometteur. En parallèle, des partenariats avec des pays comme Minsk et Moscou sont aussi envisagés.

La stratégie repose sur le tarif plus attractif du Su-75 par rapport au Su-57 pour séduire les acheteurs étrangers. Toutefois, la concurrence à l’international est rude, surtout avec la Chine, qui pourrait proposer des offres concurrentielles, après la bonne publicité autour de son J-10, utilisé par le Pakistan en mai 2025, dans un contexte de modernisation militaire chinoise.

Obstacles géopolitiques et conséquences sur le projet

La situation géopolitique actuelle, notamment avec la guerre en Ukraine, pourrait bien influencer le développement du Su-75. Alors que la Russie s’était fixée comme objectif de mettre en service 76 Su-57 d’ici fin 2027, elle n’a réceptionné qu’une vingtaine entre 2022 et 2024 – avec seulement deux exemplaires livrés à un client étranger (probablement l’Algérie).

Ces retards témoignent des difficultés rencontrées par la Russie dans la production d’avions militaires de haute technologie. De plus, la date d’entrée en service du Su-75 reste incertaine, tant pour la Russie que pour les pays qui pourraient en être clients.

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