Alertes à la bombe en Europe : au moins 16 vols perturbés ce jeudi 5 novembre

Au moins 16 vols européens ont été concernés par des alertes à la bombe ce jeudi 5 novembre 2026 à 13 heures. Déroutements, escortes militaires et contrôles ont été déclenchés, notamment à Évreux.

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Alertes à la bombe en Europe : au moins 16 vols perturbés ce jeudi 5 novembre © Armees.com

Le trafic aérien européen a été perturbé par une nouvelle série d’alertes à la bombe ce jeudi 5 novembre 2026. Selon les signalements disponibles à 13 heures, heure de Paris, au moins 16 vols ont été visés, entre l’Irlande, la France, l’Italie, la Bulgarie, la Pologne et plusieurs autres pays. Certaines menaces ont entraîné des déroutements, d’autres des contrôles après un atterrissage normal. Aucun explosif n’avait été découvert dans les appareils déjà inspectés.

Un recensement publié jeudi en fin de matinée faisait état d’au moins 15 avions concernés. Il faut y ajouter le vol LOT LO331 reliant Varsovie à Paris, signalé séparément par la presse polonaise : l’avion a été immobilisé avant son décollage. Le total de 16 constitue donc un minimum documenté à 13 heures, et non un bilan officiel définitif de toutes les perturbations indirectes.

Un avion civil dérouté vers la base aérienne d’Évreux

L’incident le plus marquant s’est déroulé dans le ciel français. Le vol EI402 d’Aer Lingus, parti de Dublin vers Rome, a été dérouté vers la base aérienne 105 d’Évreux après le signalement d’une menace. L’Airbus A320 s’y est posé sans incident ; ses 151 passagers et six membres d’équipage ont été conduits en sécurité pendant l’intervention des démineurs.

L’armée de l’Air française a annoncé avoir dépêché des appareils dès le signalement de la menace, selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’AFP et Reuters. L’emploi d’une base militaire pour accueillir un vol commercial illustre les moyens mobilisés lorsque la sûreté d’un appareil en vol est mise en cause. Armées.com a également détaillé cet épisode à Évreux.

En Italie, un vol Finnair reliant Helsinki à Rome a été escorté par l’armée de l’air italienne, avant d’atterrir normalement à Fiumicino. Un second vol de la compagnie, à destination de Vienne, a lui aussi reçu une menace. Les deux appareils ont pu se poser et les vérifications rapportées n’ont pas révélé d’objet suspect.

Des alertes de Sofia à Prague, et une piste fermée à Varsovie

Trois vols Ryanair à destination de Sofia ont fait l’objet d’alertes : ils provenaient de Madrid, Copenhague et Londres-Stansted. Les deux premiers se sont posés dans la capitale bulgare ; le troisième a été dérouté vers Plovdiv. Un vol Wizz Air reliant Milan à Varsovie a, lui, été dérouté vers Vienne.

En Pologne, un avion LOT assurant Varsovie–Bruxelles a été inspecté après son arrivée, sans découverte suspecte. Le vol LOT LO331 pour Paris a connu une autre situation : arrêté pendant le roulage à l’aéroport Chopin de Varsovie, il a été orienté vers une zone sécurisée. Une piste a été temporairement fermée et la compagnie a prévu de poursuivre la liaison avec un autre appareil, après des inspections négatives.

Quatre avions arrivant à Prague ont aussi reçu des alertes, selon la police tchèque, sans que leurs liaisons aient toutes été identifiées publiquement. Deux autres vols vers Milan, l’un d’Aegean Airlines au départ de Thessalonique et l’autre de Ryanair depuis Porto, figurent également dans le décompte. Un vol Wizz Air entre Milan et Bucarest a été signalé parmi les appareils visés.

Une deuxième vague en trois jours

Ces événements font suite aux alertes du mardi 3 novembre, qui avaient visé au moins sept vols et un navire de croisière. Des inspections, déroutements et interventions militaires avaient déjà été déclenchés, sans qu’aucun engin explosif soit trouvé. Le gouvernement britannique avait qualifié les menaces de cette première vague de canulars malveillants.

Pour les autorités, la difficulté est de traiter chaque signalement comme une menace potentiellement réelle jusqu’à la fin des contrôles, même lorsque les alertes précédentes se sont révélées infondées. Cette procédure peut imposer un déroutement ou l’immobilisation d’un avion, mobiliser des démineurs et, dans certains cas, des moyens de défense aérienne.

À 13 heures ce jeudi, aucune responsabilité commune n’avait été établie pour cette série de signalements. Les recherches se poursuivaient, tandis que le nombre exact de vols retardés par ricochet dans les aéroports européens restait inconnu.

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