Le géant français Dassault doit produire plus de Rafales. Mais surtout, plus vite. C’est en tout cas la volonté de l’armée de l’air. La raison : l’envoi dès début 2025 de certains Mirage 2000-5 en Ukraine.
Dassault doit accélérer la production de Rafale
La pression monte sur Dassault Aviation. Alors que la France s’apprête à transférer des Mirage 2000-5 à l’Ukraine pour soutenir son effort militaire, l’armée de l’air réclame une accélération des livraisons des avions de combat Rafale. Ainsi, le nouvel objectif est ambitieux : produire trois avions par mois d’ici 2025. De fait, Dassault doit relever un défi industriel majeur. L’envoi des Mirage 2000-5 vers l’Ukraine, prévu début 2025, modifie la stratégie de l’armée de l’air française. Initialement destinés à rester en service jusqu’en 2030, ces appareils jouent un rôle clé dans la surveillance de l’espace aérien national. Leur retrait anticipé nécessite une réorganisation rapide.
Selon le général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, cette décision impacte directement le format de l’aviation de chasse française. Pour compenser ce manque, l’armée de l’air pousse Dassault Aviation à intensifier ses cadences de production. Actuellement, la firme est censée livrer 42 Rafale au standard F4 à partir de 2027. Mais face à l’urgence, les premières livraisons doivent être avancées à 2025. L’objectif est de passer d’une production de moins d’un appareil par mois en 2020 à trois par mois d’ici deux ans.
Ce rythme effréné nécessitera des investissements significatifs dans les chaînes de production, ainsi que des discussions approfondies avec les partenaires internationaux pour réallouer certains appareils destinés à l’exportation.
Réaffectation des commandes à l’exportation
Parmi les solutions envisagées, Dassault pourrait livrer en priorité à l’armée française des Rafale initialement destinés à des clients étrangers. Par exemple, l’Inde, qui n’a pas encore finalisé sa commande de 26 Rafale Marine annoncée en juillet 2023, pourrait voir ses livraisons retardées. Chez Dassault, des discussions sont en cours avec le ministère des Armées pour ajuster le calendrier des livraisons.
Cette montée en puissance implique également des ajustements dans la chaîne d’approvisionnement. Des composants critiques, la formation de main-d’œuvre spécialisée et la coordination entre les différents sites de production seront essentiels pour atteindre les objectifs fixés.
De plus, les appareils envoyés en Ukraine nécessitent des modifications spécifiques, comme l’ajout de lance-bombes pour les munitions A2SM et le retrait de composants sensibles. Cette complexité technique allonge les délais de préparation et mobilise des ressources considérables.









La décision politique de donner les avions à l’Ukraine à été prise en dépit du bon sens, comme souvent avec les politiques. Voilà le résultat aujourd’hui !
Cela fait 5 ans (CINQ) que la production devait passer de UN à TROIS. Il y a clairement un soucis à la tête de l’entreprise. Rien à voir avec l’Ukraine. Dès qu’il a mauvaise gestion, notre élite clame « c’est la faute à l’Ukraine ». (NB/ La totalité de l’aide française c’est 3 (TROIS) Milliards sur un budget de 407 Milliards déjà déficitaire depuis… 40 ans. L’incompétence non sanctionnée est à la source de tous nos maux. Pas l’immigré légal. Pas l’Ukraine. Pas Bruxelles. Ce sont NOS élites incompétentes (qui se protègent mutuellement trop souvent) les véritables coupables à la racine.
Demain on rase gratis. Cela fait au moins un an que Dassault annonce la cadence 3. Où sont véritablement les goulets d’étranglement ? On accuse les problèmes liés à la sous-traitance. Trop facile.