Après des mois de tensions internationales, la réouverture du détroit d’Ormuz met fin au blocus naval. Une bonne nouvelle pour les pays riverains et pour l’équilibre énergétique mondial, même si la présence possible de mines sous-marines pèse encore sur la sécurité maritime.
Le blocus levé : une décision qui change la donne
Le lundi 15 juin 2026, les États-Unis et l’Iran ont signé un accord pour mettre un terme aux conflits au Moyen-Orient, Liban compris. Donald Trump l’a annoncé sur Truth Social : le détroit d’Ormuz rouvrirait « sans droits de passage » et le blocus naval américain serait levé immédiatement. « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », a-t-il déclaré. Il a rappelé l’importance stratégique de cette voie pour le transit pétrolier international, ainsi que son projet militaire.
Le détroit d’Ormuz, point de passage géopolitique et économique majeur, avait déjà été partiellement rouvert, mais la signature du traité ce vendredi à Genève, en Suisse, officialise la reprise totale du trafic maritime. La fin du blocus doit atténuer une crise énergétique imminente en rétablissant la circulation du pétrole entre les deux rives.
Les mines sous-marines restent une menace
Malgré la réouverture, la menace de mines posées par l’Iran demeure, alerte le magazine Geo. Le Commandement central des États-Unis a reconnu avoir mené des attaques en mars dernier contre 16 navires iraniens soupçonnés d’avoir mouillé des mines. Les effets réels de ces opérations restent incertains. Une estimation des agences de renseignement américaines évalue que l’Iran pourrait détenir près de 5 000 mines de différents types.
Selon Scott Savitz, ingénieur et auteur pour la RAND Corporation, ces mines modernes sont des armes très sophistiquées, bien plus difficiles à localiser et à neutraliser. « Le navire de combat littoral a un problème majeur », a-t-il affirmé : les navires de combat littoral (LCS) ne peuvent pas pénétrer dans un champ de mines. Malgré les efforts engagés, la présence exacte de ces engins explosifs reste très incertaine, ce qui alimente les tensions militaires.
Sécuriser le détroit : qui fait quoi ?
Face à la menace, la communauté internationale est appelée à sécuriser le détroit. Le Royaume-Uni va déployer des drones de déminage et la France, sous l’égide d’Emmanuel Macron, s’est dite prête à envoyer des navires de déminage. Les pays concernés envisagent une mission multinationale pour détecter et neutraliser ces dispositifs.
- Utilisation de drones aériens et marins
- Véhicules sous-marins autonomes (ASV)
- Sonars portatifs
- Véhicules télécommandés (ROV)
Ces outils servent à inspecter les fonds marins et les objets suspects repérés. Les opérations restent toutefois très périlleuses et lentes.
Des dizaines de navires ont déjà traversé le détroit sans incident, mais la prudence reste de mise. Les dirigeants européens pourraient être appelés à participer à l’effort de déminage. Trump a suggéré l’envoi d’« un ou deux navires de quelques pays » pour renforcer les opérations en cours.








