« Le loser c’est Poutine » : au sommet du G7, Trump opère un revirement total en faveur de Zelensky que personne n’avait anticipé

Le sommet du G7 à Évian a dégagé des perspectives prometteuses pour l’avenir diplomatique, mais des incertitudes subsistent.

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« Le loser c'est Poutine » : au sommet du G7, Trump opère un revirement total en faveur de Zelensky que personne n'avait anticipé
« Le loser c’est Poutine » : au sommet du G7, Trump opère un revirement total en faveur de Zelensky que personne n’avait anticipé © Armees.com

Le sommet du G7 qui s’est tenu à Évian, en France, a réuni les dirigeants autour de plusieurs dossiers sensibles, sur fond de tensions géopolitiques et commerciales. Emmanuel Macron a parlé d’un « moment d’unité ». Les échanges ont porté sur la Russie, l’Ukraine, l’Iran et les déséquilibres macroéconomiques, avec la volonté affichée de tenir une ligne commune.

Le soutien américain à l’Ukraine, très visible

Le sommet a surtout été marqué par le revirement du président américain Donald Trump en faveur de l’Ukraine. En affichant son soutien solide à Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, Trump a signé un document promettant « la fermeté face à la Russie », explique le journal Sud Ouest. Cette position, à rebours de ses déclarations précédentes, a été saluée par les dirigeants européens. La durée de cet engagement reste incertaine, mais Kiev bénéficie pour l’instant du « soutien plein et entier des démocraties occidentales ».

Une initiative a aussi été lancée pour renforcer la défense antiaérienne ukrainienne, avec la production sous licence de missiles et de systèmes de défense sur le sol ukrainien. Le chancelier allemand Friedrich Merz l’a confirmée. L’objectif est d’aider l’Ukraine à résister à la Russie, que les participants du G7 jugent en « situation difficile ».

Accord États-Unis, Iran : quelles conséquences pour la région et le trafic maritime

Le sommet a également débouché sur un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, qui ouvre la voie à la réouverture du détroit d’Ormuz. Emmanuel Macron y a vu un pas en avant, tout en précisant qu’« il ne règle pas tout, tout de suite », en écho à la solution radicale de Macron face à la guerre en Ukraine. Toutes les parties concernées, dont Israël et la milice du Hezbollah, sont appelées à « jouer le jeu » pour que l’accord tienne.

Un délai de soixante jours a été fixé pour avancer sur le dossier nucléaire iranien. Les dirigeants comptent aussi sur la souveraineté libanaise et sur le contrôle exercé par l’armée nationale libanaise, deux conditions qu’ils estiment nécessaires au maintien de cet équilibre fragile.

Des textes adoptés et une coopération élargie

Les dirigeants du G7 ont adopté neuf textes, portant notamment sur les partenariats internationaux, la protection de l’enfance en ligne et la croissance économique. Les déséquilibres macroéconomiques ont fait l’objet d’une attention particulière, même si, comme l’a relevé un haut diplomate, il reste difficile de bâtir une démarche partenariale avec les Chinois sur ce point.

Plusieurs participants ont jugé le sommet positif, certains le qualifiant même de « meilleur depuis Biarritz en 2019 », au point d’y voir le signe d’échanges multilatéraux plus poussés et d’une pression coordonnée sur des acteurs comme la Russie.

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