L’Ukraine a lancé dans la nuit une attaque contre une raffinerie à Moscou, que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifiée de « riposte justifiée », cite le 20 Minutes. Cette frappe s’ajoute à une série d’échanges entre les deux pays. Depuis plusieurs mois, l’Ukraine et la Russie multiplient les attaques, ce qui fait monter le nombre de victimes civiles et provoque de vives réactions à l’étranger.
Une attaque coordonnée contre Moscou
Dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 juin, la raffinerie MNPZ de Moscou a été visée, ce qui a déclenché une alerte aérienne à l’aéroport de Chérémétievo, l’un des principaux de la capitale russe. Les passagers et le personnel ont été évacués vers des abris. La raffinerie, dans le quartier de Kapotnia, appartient à la société russe Gazpromneft. Elle couvre plus d’un tiers des besoins en carburant de Moscou, dont ceux de ses aéroports.
Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a parlé sur Telegram d’une « attaque à grande échelle » menée par des drones ukrainiens. La même installation avait déjà été visée quelques jours plus tôt, le mardi. Selon lui, la défense aérienne russe a abattu 43 drones cette nuit-là, et plus de 500 auraient été interceptés au total.
Réactions et montée des tensions à l’international
Au même moment, une attaque aérienne massive a frappé Kiev aux premières heures du jeudi, selon le chef de l’administration militaire de la ville, Tymour Tkatchenko. Elle n’a pour l’instant fait ni victime ni dégât signalé. L’intensification des bombardements massifs constatée ces dernières années se vérifie de nouveau, plus de quatre ans après le début de la guerre.
Les États-Unis ont redit vouloir la fin du conflit, un message relayé par l’ancien président Donald Trump lors du sommet du G7 à Evian. Trump a estimé que la Russie « devrait conclure un accord » pour y mettre fin, et a menacé de rétablir des sanctions que Washington avait levées.
Humain et opérationnel : ce que ça change quand le conflit dure
Les effets de cette escalade se font déjà sentir sur le terrain. Le conflit fait grimper le nombre de victimes civiles et perturbe le fonctionnement quotidien des infrastructures critiques. À l’aéroport de Chérémétievo, des mesures d’urgence ont protégé les civils, dans un climat de guerre devenu la norme.
Le prochain sommet de l’ASEAN à Kazan ajoute un autre point de tension. Aucun bilan officiel des victimes de ces dernières attaques n’a été publié pour l’instant, mais les conséquences sur la vie quotidienne et sur l’économie sont réelles.








