La Corée du Sud appelle Trump à jouer les médiateurs avec Pyongyang : « Tout comme il a résolu le conflit au Moyen-Orient »

La Corée du Sud se tourne vers Donald Trump pour apaiser les tensions avec la Corée du Nord.

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La Corée du Sud appelle Trump à jouer les médiateurs avec Pyongyang : « Tout comme il a résolu le conflit au Moyen-Orient »
La Corée du Sud appelle Trump à jouer les médiateurs avec Pyongyang : « Tout comme il a résolu le conflit au Moyen-Orient » © Armees.com

La Corée du Sud a sollicité l’aide de l’ancien président américain Donald Trump pour améliorer ses relations avec la Corée du Nord. Cet appel, daté du mercredi 17 juin, traduit la volonté du président sud-coréen Lee Jae-myung de trouver des solutions pacifiques aux différends qui l’opposent à Pyongyang. Les relations intercoréennes restent fragiles, sur fond de questions nucléaires, de tensions régionales et de médiation de la Chine.

Un échange surprenant au G7

L’idée est venue d’un échange lors du sommet du G7 à Évian, en France. Le président américain y a demandé à Lee Jae-myung où en étaient les relations entre les deux Corées. Lee en a profité pour lui demander de « prendre l’initiative de parvenir à une résolution pacifique de la question nord-coréenne, tout comme il a résolu le conflit au Moyen-Orient », rapporte Cnews. En se référant aux précédents diplomatiques de Trump, Séoul montre qu’il est prêt à tenter des approches inhabituelles pour renouer le dialogue avec Pyongyang.

Selon le bureau présidentiel sud-coréen, Donald Trump aurait répondu favorablement et s’est dit prêt à œuvrer pour une résolution pacifique de la question, comme médiateur potentiel. Reste à savoir comment l’ancien président pourrait intervenir concrètement dans ce dossier délicat, malgré ses échanges passés avec Kim Jong-un.

Les relations entre Séoul et Pyongyang ont toujours été en dents de scie. Sous l’ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol, elles se sont nettement dégradées : Pyongyang a qualifié Séoul de son ennemi « le plus hostile ». La Corée du Nord de Kim Jong-un a multiplié les mises en garde sévères et promis de riposter « sans merci » à toute provocation.

La Corée du Nord s’est aussi déclarée à plusieurs reprises « État nucléaire irréversible », ce qui complique toute discussion sur la dénucléarisation. Cette position s’est durcie après l’échec du sommet de 2019 entre Kim Jong-un et Donald Trump, échec attribué à des désaccords sur la dénucléarisation du pays et la levée des sanctions. Devant cette impasse, Séoul cherche de nouvelles pistes pour relancer le contact avec Pyongyang, et l’approche pragmatique de Lee Jae-myung va dans ce sens.

Soutiens extérieurs et jeux de pouvoir en région

Le contexte international complique encore la donne et avive les tensions régionales. La Corée du Nord a récemment resserré ses liens avec la Russie et obtenu un soutien important de Moscou après avoir envoyé « des milliers de soldats » prêter main-forte aux forces russes contre l’Ukraine. Au même moment, le président chinois Xi Jinping a été reçu en grande pompe en Corée du Nord début juin, avec la promesse de porter les relations à « de nouveaux sommets ».

Peu après avoir annoncé un protocole d’accord avec l’Iran, Donald Trump a publié sur les réseaux sociaux une photo de lui avec Kim Jong-un, prise en 2018, du temps où les relations paraissaient moins tendues.

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