La Gazelle est irremplaçable : l’armée de Terre envisage de greffer des missiles antichars sur le futur Guépard, et ça change tout

L’armée de Terre se prépare à un changement majeur : le remplacement des Gazelle par les Guépard, des hélicoptères prometteurs dotés de nouvelles technologies.

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La Gazelle est irremplaçable : l'armée de Terre envisage de greffer des missiles antichars sur le futur Guépard, et ça change tout
La Gazelle est irremplaçable : l’armée de Terre envisage de greffer des missiles antichars sur le futur Guépard, et ça change tout © Armees.com

L’armée de Terre française prépare l’avenir de sa flotte d’hélicoptères avec une contrainte constante : conserver ses capacités opérationnelles pendant qu’elle intègre les nouvelles technologies. La question principale porte sur le remplacement des Gazelle, en service depuis plus de cinquante ans, par les futurs Guépard. Le général David Cruzille, commandant de l’ALAT, revient sur les enjeux stratégiques et logistiques de cette transition.

Renouveler une flotte vieillissante

L’ALAT, créée il y a un peu plus de sept décennies, doit renouveler une partie de ses moyens. Les Gazelle, équipées de missiles antichars HOT (version VIVIANE), ont fait leurs preuves en opération. Leur retrait est programmé : elles ne resteront en service que jusqu’en 2039.

La flotte de Tigre, qui comptait 67 appareils au départ, doit elle aussi passer au standard Mk3. Ce projet a été mené avec l’Espagne et l’Allemagne, jusqu’au retrait des appareils de la Bundeswehr, qui en a réduit l’ambition.

Pour l’armée de Terre, il s’agit de conserver la capacité antichar qu’apporte la Gazelle. Les Guépard pourraient recevoir des missiles Akeron LP de MBDA, mais aucune décision n’est encore arrêtée sur leur armement.

Modernisation : quelles nouvelles capacités ?

La Loi de programmation militaire (2024-2030) prévoit de moderniser les capacités de l’ALAT. Une série de 42 Tigre fera l’objet d’une « rénovation à mi-vie », avec une extension possible à 14 appareils supplémentaires d’ici 2035, sous réserve d’un réexamen prévu en 2028. Le général Cruzille précise qu’une « clause de revoyure » permettra alors de décider s’il faut rénover davantage d’hélicoptères.

Les Guépard sont plus polyvalents. Ils peuvent par exemple embarquer des équipes d’opérateurs de drones, ce qui prolonge la dronisation de l’aérocombat que l’ALAT mène avec cet hélicoptère militaire polyvalent. Ces appareils prendront aussi en charge l’évacuation sanitaire (EVASAN), en remplacement de modèles anciens comme les Fennec, Panther ou Alouette III.

Simplifier le maintien en condition opérationnelle

La variété et la complexité des matériels de l’ALAT pèsent sur le maintien en condition opérationnelle (MCO). En unifiant une partie de sa flotte autour du Guépard, l’armée de Terre espère réduire les coûts et simplifier ce MCO. Le Guépard et sa « modularité vraiment intéressante » devront cependant prouver qu’ils remplacent efficacement les Gazelle. David Cruzille le résume ainsi dans La Tribune : « le Guépard va nous apporter d’autres capacités que celles de la Gazelle », tout en orientant l’aérocombat vers la dronisation, pour les forces conventionnelles comme pour les forces spéciales de l’ALAT.

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