Le 24 juillet 2025, Marignane (près de Marseille) a accueilli un événement marquant. Airbus a dévoilé son tout nouvel hélicoptère militaire polyvalent, baptisé Le Guépard, lors de son premier vol d’essai. Inspiré du modèle civil H160, cet appareil promet de chambouler les opérations militaires grâce à ses performances techniques avancées et à son confort apprécié. L’essai a réuni 350 invités – ingénieurs, pilotes et militaires – et annonce une étape importante avant sa mise en service prévue pour 2028.
Une conception ingénieuse et toute en discrétion
Le Guépard se démarque par sa capacité à évoluer dans des environnements très variés, tout comme l’hélicoptère NH90 Caïman. Conçu pour succéder à cinq anciens modèles encore exploités par l’armée française, cet hélicoptère n’est pas seulement plus performant, il est également 50 % moins bruyant. Ce gain de discrétion s’avère précieux lors des opérations tactiques où la furtivité compte.
L’appareil intègre aussi un système de coopération avec des drones. Comme l’explique à la presse, Olivier Gensse, pilote durant l’essai : « Il est aussi confortable que le H160 civil et c’est une bonne nouvelle », ce qui montre bien l’attention portée au bien-être des équipages.
Répondre aux besoins des forces armées
Les armées d’aujourd’hui recherchent des appareils capables d’enchaîner plusieurs missions tout en restant économiques et simples à entretenir, en optimisant leurs capacités logistiques. Bruno Even, président exécutif d’Airbus Helicopters, le confirme en précisant : « Ils ont de plus en plus besoin d’hélicoptères polyvalents, multimissions et duals (civils et militaires) ».
La Direction générale de l’armement (DGA) a déjà passé une commande initiale de 169 hélicoptères, avec des livraisons qui commenceront en 2028. Cette première commande inclut :
- 21 appareils pour l’armée de terre,
- 8 pour la marine
- 1 pour l’armée de l’air et de l’espace.
Un projet audacieux pour demain
L’arrivée du Guépard dans les forces armées françaises s’inscrit dans une stratégie visant à maîtriser les coûts tout en renforçant la capacité opérationnelle, à l’image du programme SCORPION. En utilisant la chaîne de production du H160 civil, Airbus espère raccourcir le temps de fabrication et faciliter l’entretien des appareils militaires. Stéphane Kammerer, adjoint au directeur des opérations de la DGA, note : « Il est trop tôt pour crier victoire, mais les premiers retours sont satisfaisants. Cet hélicoptère est bien né et plein de promesses ».
Ce vol d’essai marque le début d’une nouvelle ère pour les hélicoptères militaires français, semblable à l’impact de l’hélicoptère hybride Racer d’Airbus. Alors que le projet se dirige vers sa phase finale avant la mise en service complète en 2028, Le Guépard semble prêt à redéfinir les standards des opérations aériennes avec l’alliance de la technologie de pointe et d’une grande adaptabilité.








