Un navire de soutien appartenant à Vantris Energy, anciennement connu sous le nom de Sapura Energy, a réussi à traverser le détroit d’Ormuz, un passage stratégique majeur, selon les données de LSEG (London Stock Exchange Group). Ce transit survient dans le climat tendu lié au conflit entre les États-Unis et l’Iran, lancé fin février. Ce conflit a entraîné des restrictions sévères sur les passages maritimes et perturbe fortement les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Le Sapura 1200, navire de soutien, a longé les côtes iraniennes pendant son passage, en direction du port de Mascate à Oman. D’après L’Independent, c’est le quatrième navire malaisien à traverser le détroit depuis le début des hostilités, ce qui souligne l’importance des routes maritimes alternatives. Propriété de Vantris Energy, le navire avait auparavant chargé du pétrole brut d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis début mars, puis a déchargé sa cargaison au port de Malacca en Malaisie le 30 avril.
Pourquoi les navires malaisiens traversent le détroit
Depuis le début du conflit entre Washington et Téhéran, le trafic dans le détroit a été fortement réduit en raison du blocus américain. Le gouvernement malaisien a demandé et obtenu l’autorisation iranienne pour que sept de ses navires puissent traverser, a annoncé Anwar Ibrahim, le Premier ministre de Malaisie, en mars dernier après des discussions diplomatiques jugées fructueuses.
Outre le Sapura 1200, d’autres navires liés à la Malaisie ont transité par le détroit :
- le VLCC Serifos (VLCC : très gros transporteur de brut), sous pavillon libérien, est sorti du détroit le 10 avril ;
- et l’Ocean Thunder, affrété par une unité de Petronas, a traversé le 5 avril. L’Ocean Thunder a ensuite déchargé un million de barils de pétrole Basrah Heavy au port de Pengerang le 18 avril.
Le Mihzem, transportant du gaz naturel liquéfié qatari, a lui aussi franchi le détroit après un arrangement impliquant l’Iran et le Pakistan. Cet accord a permis à deux cargaisons spécifiques de traverser. En revanche, deux autres navires de MISC Berhad restent bloqués dans le Golfe, selon des sources et des données de shipping.
Qui sont les acteurs en jeu
Plusieurs acteurs majeurs sont impliqués dans ces opérations délicates. Vantris Energy et MISC Berhad assurent la gestion et le transit maritime. Petronas, la compagnie d’État malaisienne, intervient en affrétant des navires comme l’Ocean Thunder.
Côté diplomatique, Téhéran a été invité à des discussions incluant des contre-propositions pour établir un accord de paix, ce qui a conduit à la suspension du Projet Liberté. Le ministre des Affaires étrangères iranien a exprimé sa défiance envers l’administration Trump, déclarant : « Je n’ai aucune confiance dans l’administration Trump pour aider à conclure un accord de paix. »
Lors de son retour de Chine, le président américain Donald Trump a aussi commenté à bord d’Air Force One : « Si je n’aime pas la première phrase, je la jette tout simplement », montrant sa réticence à accepter les conditions posées par Téhéran pour un plan de paix.








