Comme des fantômes : dans le détroit d’Ormuz, les équipages iraniens racontent comment ils contournent le blocus américain

Le détroit d’Ormuz, clé du commerce mondial, est sous blocus américain.

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Comme des fantômes : dans le détroit d'Ormuz, les équipages iraniens racontent comment ils contournent le blocus américain
Comme des fantômes : dans le détroit d’Ormuz, les équipages iraniens racontent comment ils contournent le blocus américain © Armees.com

Le détroit d’Ormuz, passage maritime vital pour le commerce mondial, se retrouve encore au coeur des tensions géopolitiques. Alors que 90% de l’économie iranienne repose sur le commerce maritime, les dernières mesures prises par Washington viennent bouleverser l’équilibre économique déjà fragile de la région. Depuis le lundi 13 avril, l’armée américaine a mis en place un blocus naval visant les navires en provenance ou à destination des ports iraniens, faisant monter la pression sur Téhéran. Ce dispositif militaire, communiqué par le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, CENTCOM, avait été annoncé initialement le dimanche 12 avril et repose sur un contrôle strict des expéditions maritimes.

Un blocus serré mis en place rapidement

L’armée américaine a indiqué, dès le mardi 14 avril, que durant les premières 24 heures aucun navire n’avait franchi le blocus. Plus de 10 000 soldats américains, soutenus par une dizaine de navires de guerre et des dizaines d’avions, ont été mobilisés pour faire respecter ces nouvelles mesures. Selon CENTCOM, le blocus s’applique « impartialement » à toutes les nations et couvre tous les ports iraniens du golfe d’Arabie et du golfe d’Oman.

Dans ce cadre de verrouillage des flux maritimes, six navires marchands iraniens ont été contraints de faire demi-tour. Sous étroite surveillance de l’armée, ils ont regagné les ports iraniens du golfe d’Oman, ce qui illustre la fermeté de l’opération et la nécessité pour l’Iran de développer des routes maritimes alternatives.

Comment l’Iran et d’autres contournent la surveillance

Face au blocus, l’Iran a montré de la résistance. Certains navires iraniens ont coupé ou brouillé leur transpondeur AIS, pour échapper à la détection. Sur des plateformes comme MarineTraffic, ces bateaux apparaissent en gris, signe qu’ils cherchent à sortir de la surveillance.

Par ailleurs, des navires comme le Rich Starry, battant pavillon chinois, ont réussi à passer le passage stratégique après un bref demi-tour près de l’île iranienne de Qeshm. Ce trajet, chargé à Hamriyah aux Émirats arabes unis et à destination de la Chine, montre une certaine autonomie des armateurs chinois face aux avertissements de Washington. Deux autres pétroliers, le Golfe de la Paix et le Murlikishan, ont eux aussi traversé le détroit.

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