La Suède choisit la France pour ses quatre frégates à plusieurs milliards d’euros : les Britanniques, Suédois et Espagnols battus par Naval Group

La Suède investit massivement dans sa défense avec l’achat de quatre frégates à Naval Group, un choix stratégique qui renforce ses capacités militaires face aux tensions géopolitiques.

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La Suède choisit la France pour ses quatre frégates à plusieurs milliards d'euros : les Britanniques, Suédois et Espagnols battus par Naval Group
La Suède choisit la France pour ses quatre frégates à plusieurs milliards d’euros : les Britanniques, Suédois et Espagnols battus par Naval Group © Armees.com

L’annonce récente de l’achat par la Suède de quatre frégates au géant français de la défense, Naval Group, marque un tournant dans la stratégie militaire suédoise. Ulf Kristersson, Premier ministre suédois, a révélé l’accord lors d’une déclaration publique ce mardi 19 mai, parlant d’un contrat « très important dans l’industrie de défense ». Cette décision arrive alors que la Suède renforce ses capacités militaires, notamment après des évolutions géopolitiques récentes en Europe.

Ce que contient l’accord

Le contrat naval de 4,60 milliards d’euros pour quatre frégates, soit près de 910 millions d’euros par unité. L’achat est présenté comme l’une des plus grosses acquisitions du pays depuis l’avion de chasse Jas Gripen de Saab. La Suède a préféré l’offre de Naval Group à celles de ses concurrents Babcock (Royaume-Uni), Navantia (Espagne) et Saab (Suède), en mettant en avant la capacité de livraison rapide et assurée de modèles déjà éprouvés.

Quand seront livrées les frégates ?

Le contrat prévoit une livraison des frégates d’ici 2035, avec un engagement clé de la France : fournir une frégate « entièrement équipée » dès 2030, annonce BFMTV. Catherine Vautrin, ministre française des Armées, expliquait en novembre dernier que le partenariat proposé comprenait aussi des collaborations industrielles avec Saab, renforçant ainsi la coopération entre la France et la Suède.

Pour Pål Jonson, ministre de la Défense suédois, les critères décisifs ont été la rapidité, la fiabilité de la livraison et l’armement des navires avec un système de défense aérienne intégré. Il a expliqué que ces frégates pourraient abattre des missiles balistiques, les présentant comme l’équivalent maritime des systèmes Patriot terrestres. Elles devraient donc renforcer de façon notable la capacité de défense suédoise sur les plans aérien et maritime.

Réactions politiques

L’annonce a été bien reçue en France. Emmanuel Macron, président français, a salué la décision, la qualifiant de « stratégique majeure », y voyant une reconnaissance de la confiance accordée à la France. Le succès de Naval Group est d’autant plus remarqué après un revers l’année précédente en Norvège, où des frégates britanniques avaient été choisies.

Pourquoi maintenant ? La donne géopolitique et le renforcement de la défense

Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Suède a intensifié ses investissements en défense et se prépare aussi à rejoindre l’engagement de la Suède dans l’OTAN en 2024. Le choix de ce contrat avec Naval Group, appuyé sur un modèle déjà opérationnel comme la frégate française Amiral Ronarc’h, s’inscrit dans cette démarche proactive. La Suède cherche à nouer des partenariats solides dans le cadre de son adhésion à l’OTAN, comme le montre cette transaction.

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