Une frappe américaine en Iran ? La menace de Khamenei fait planer le spectre d’une guerre totale

Khamenei avertit : une agression américaine pourrait plonger toute la région dans le chaos.

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Une frappe américaine en Iran ? La menace de Khamenei fait planer le spectre d’une guerre totale
Une frappe américaine en Iran ? La menace de Khamenei fait planer le spectre d’une guerre totale © Armees.com

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran sont reparties à la hausse après un avertissement ferme d’Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Après des propos du président américain Donald Trump, qui ne ferme pas la porte à l’usage de la force contre Téhéran, Khamenei a prévenu que toute agression américaine pourrait embraser toute la région, rapporte Europe 1. Ce duel verbal survient dans un climat tendu autour du nucléaire et de pourparlers diplomatiques incertains.

Khamenei prévient : ça peut devenir une guerre régionale

Le message du guide suprême, relayé par l’agence Tasnim, était sans ambiguïté : « Les Américains doivent savoir que s’ils déclenchent une guerre, cette fois-ci ce sera une guerre régionale. » Cette déclaration tombe au moment où l’administration de Donald Trump dit ne pas exclure l’usage de la force contre l’Iran, évoquant une possible opération militaire américaine. En tant qu’ayatollah et ultime décisionnaire en Iran, Ali Khamenei joue un rôle clé dans la définition de la réponse stratégique du pays.

Cette menace d’une guerre régionale n’arrive pas de nulle part. Les États-Unis avaient pour rappel mené des frappes américaines contre l’Iran lors d’une courte guerre de 12 jours, initiée par Israël, même si aucune donnée précise sur l’année n’est mentionnée.

Le nucléaire au cœur des tensions

Le dossier nucléaire reste un point sensible. Les pays occidentaux, y compris les États-Unis, soupçonnent depuis longtemps l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, une accusation que l’Iran dément catégoriquement. La chaîne Fox News a rapporté récemment des propos de Donald Trump affirmant que Téhéran « nous parle », laissant entendre des contacts discrets qui pourraient déboucher sur des discussions autour du nucléaire.

Massoud Pezeshkian, président iranien, tient un discours différent. Samedi soir, il a déclaré que « une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des États-Unis ». Il a insisté sur sa préférence pour la diplomatie et des négociations pacifiques.

Un autre haut responsable iranien a aussi dit qu’il y avait « des progrès » en vue de futures discussions avec Washington, montrant des efforts en coulisses pour désamorcer les tensions.

Géopolitique et tensions internes

La donne internationale se complique encore avec la décision de l’Union européenne d’ajouter les Gardiens de la Révolution à la liste des « organisations terroristes ». Cette mesure suit l’alignement des États-Unis en 2019, celui du Canada en 2024 et celui de l’Australie en 2025. Les Gardiens ont aussi été accusés d’avoir réprimé violemment une vague de manifestations en janvier, répression qui aurait causé plusieurs milliers de morts en Iran.

Cette instabilité intérieure s’ajoute à la pression internationale, alimentant une atmosphère explosive qui pourrait favoriser des voies belliqueuses au détriment de solutions pacifiques.

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