Un incident impliquant le pétrolier Progress, lié à la Russie, attire l’attention en mer Méditerranée. Bloomberg le présente comme faisant partie de la mystérieuse « flotte fantôme » russe. Le navire a récemment rencontré des problèmes, déclenchant une série d’interventions de pays occidentaux et soulevant des questions autour des sanctions internationales et de la flotte de pétroliers russes.
Le Progress : un voyage qui tourne mal
Le Progress, un pétrolier probablement ancien, a quitté le port de Primorsk, près de Saint-Pétersbourg, en Russie, le 8 janvier 2026. Il transportait environ 730 000 barils de pétrole brut à destination de Port-Saïd, en Égypte.
Au large d’Alger, le navire a brusquement changé de cap en prenant le nord, quittant les voies de navigation habituelles, ce qui peut être lié à la désactivation des systèmes d’identification. La déviation a été signalée le jeudi matin, quand le navire a été décrit comme « hors de contrôle » et sa vitesse est tombée à environ un nœud (≈1,85 km/h), ce qui laisse penser plutôt à une panne mécanique qu’à une attaque ciblée.
Réactions et actions du côté occidental
L’incident n’est pas passé inaperçu. Les pays occidentaux durcissent leurs mesures envers les « navires fantômes » russes, reflétant les tensions géopolitiques croissantes. Le président français Emmanuel Macron a été clair : « Nous ne laisserons rien passer » en parlant des pétroliers visés par des sanctions internationales.
La Marine française a montré sa fermeté en interceptant un pétrolier nommé Grinch, soupçonné d’opérer sous un faux pavillon. Dans la même logique, le Progress doit être escorté jusqu’au port de Marseille-Fos, où il était attendu le samedi matin pour des vérifications approfondies, illustrant une surveillance accrue.
Tensions et sanctions en toile de fond
La France n’en est pas à sa première opération de ce type. En septembre, le Boracay, un autre navire soumis à des sanctions de l’Union européenne, avait déjà été intercepté.
Ces actions s’inscrivent dans une période tendue depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, qui a entraîné des sanctions économiques strictes. Aujourd’hui, quelque 598 navires sont soupçonnés d’appartenir à la « flotte fantôme » et sont surveillés par les sanctions européennes. L’objectif de ces mesures est de limiter les revenus de Moscou provenant de la vente de pétrole.








