La France lance un nouveau sous-marin nucléaire d’attaque, le Duguay-Trouin

Jean Baptiste Le Roux
Par Jean-Baptiste Leroux Publié le 10 avril 2024 à 17h15
Sous-marin de classe Suffren Defense.gouv

Le 4 avril, la Marine nationale française a marqué l'admission au service actif du Duguay-Trouin, le deuxième sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) de la classe Suffren. Ce bijou technologique, issu du programme Barracuda, est prêt à prendre la mer pour défendre les intérêts maritimes de la France.

Un sous-marin aux capacités supérieures

Le Duguay-Trouin et ses futurs compagnons de classe ne se contentent pas de remplacer les anciens SNA ; ils redéfinissent le rôle et les capacités de la flotte sous-marine française. Longs de 99,5 mètres et d'un déplacement de 5100 tonnes, ils sont conçus pour être plus grands et plus performants que leurs prédécesseurs, tout en restant relativement compacts par rapport aux standards internationaux.

Les innovations technologiques embarquées sont à la pointe, incluant des missiles de croisière navals pour des frappes au sol précises, ainsi que des torpilles F21 et des missiles anti-navires SM-39 Exocet. Ces équipements leur permettent d'assurer une gamme de missions plus large, incluant le soutien aux sous-marins lanceurs d’engins nucléaires (SNLE) et la mise en œuvre des forces spéciales grâce à des dispositifs spécifiques comme le sas nageurs et le hangar de pont.

Un programme stratégique en expansion

Le programme Barracuda est au cœur du renouvellement de la flotte sous-marine française. Avec l'entrée en service du Duguay-Trouin, la France confirme son engagement dans une stratégie de défense maritime de pointe. Ce sous-marin, le second de la classe Suffren à rejoindre la flotte, s'inscrit dans une série de six unités prévues d'ici 2030. Il succède au Suffren, mis en service en juin 2022, et sera bientôt rejoint par le Tourville, dont la mise en armement s'est achevée en mars dernier.

Les sous-marins de classe Suffren représentent une avancée majeure en termes de capacités. Ils sont conçus pour remplacer progressivement les sous-marins de la classe Rubis, en service depuis 1983. Ces nouveaux submersibles bénéficient de technologies avancées leur permettant de s'adapter à une large gamme de missions, allant de la protection des groupes aéronavals à la collecte de renseignements, en passant par la lutte anti-sous-marine.

Jean Baptiste Le Roux

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame, en charge du site web. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme (IEJ) et membre de l'Association des Journalistes de Défense. Il publie de temps en temps dans la presse économique spécialisée.