Depuis sept semaines, le monde retient son souffle face à la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Alors que les tensions semblent tourner vers une résolution, des efforts diplomatiques sont en cours pour mettre fin au conflit. La trêve actuelle, conclue le 7 avril à 18:32 (heure de l’Est) par le président Donald Trump, est sur le point d’expirer et des négociations visent à obtenir un accord durable.
Qui sont les acteurs et où on en est
Plusieurs protagonistes jouent un rôle majeur dans cette affaire. Donald Trump, président des États-Unis, a exprimé ses attentes concernant une suspension « illimitée » du programme nucléaire iranien, déclarations relayées notamment à Bloomberg et CBS News. Côté iranien, les réponses sont portées par Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, et Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères. Les forces paramilitaires iraniennes, notamment le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), compliquent les négociations.
La délégation américaine est dirigée par JD Vance, vice-président américain. Karoline Leavitt, secrétaire de presse de la Maison Blanche, a dit que les pourparlers sont proches d’un « bon accord ». Sur Truth Social (réseau social de Trump), Trump a publié environ 900 mots à la mi-journée, rappelant l’enjeu : « Si aucun accord n’est trouvé, les combats reprendront. »
Ce qui est en jeu dans les discussions
Les propositions sur la table varient fortement. Les États-Unis demandent une pause de 20 ans dans l’enrichissement d’uranium, tandis que l’Iran propose d’abord une suspension de 5 ans. Une autre option iranienne évoque une suspension de 10 ans, suivie de 10 ans supplémentaires d’enrichissement à des niveaux très bas. Parallèlement, l’Iran réclame le dégel de 18,4 milliards d’euros d’actifs et le maintien du contrôle de la réouverture du détroit.
Les discussions butent sur des désaccords internes en Iran, divisions entre les négociateurs et le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, et aussi au sein des États-Unis. Un incident récent dans le Golfe d’Oman, où un destroyer américain a saisi un cargo iranien, alimente les tensions militaires croissantes dans la région.








