Le 14 mai 2025, The Free Press publiait une enquête approfondie intitulée « How Qatar Bought America », révélant que le Qatar a investi près de 100 milliards de dollars pour étendre son influence aux États-Unis, notamment au sein du Congrès, des universités, des médias, des think tanks et des entreprises.
Le Qatar est le premier donateur des universités américaines
Depuis 2001, le Qatar est devenu le plus grand donateur étranger des universités américaines, avec des contributions dépassant 6 milliards de dollars. Ces fonds ont permis l’établissement de campus de prestigieuses universités américaines à Doha, tels que Georgetown, Cornell et Northwestern. Cependant, une grande partie de ces dons n’est pas clairement documentée, et seulement 9 % des contributions qataries sont accompagnées d’une divulgation sur leur utilisation.
Cette opacité alimente les inquiétudes concernant l’influence du Qatar sur le contenu académique et les orientations politiques des
universités. Des rapports suggèrent que ces financements pourraient être liés à une augmentation des incidents antisémites sur les campus. De plus, des critiques pointent du doigt la promotion de récits favorables au Qatar et à ses alliés, notamment le Hamas, au détriment d’une analyse équilibrée des enjeux du Moyen-Orient.
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Donald Trump dans le Golfe : les dessous d’une tournée « historique »Garantir la transparence des financements universitaires
Le président Donald Trump, lors de sa dernière visite officielle au Qatar cette semaine, a été accueilli par l’émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani. À cette occasion, le Qatar a offert un Boeing 747-8 de luxe, d’une valeur de 400 millions de dollars, destiné à être utilisé comme Air Force One. Ce geste, bien que présenté comme un symbole d’amitié, soulève des questions sur les motivations sous-jacentes et l’influence potentielle du Qatar sur la politique américaine.
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Un 747 pour Trump, un risque pour la sécurité nationale américaine ?En réponse à ces préoccupations, l’administration Trump a émis un décret exécutif en avril 2025, exigeant une transparence totale des universités américaines concernant les financements étrangers. Cette mesure vise à protéger l’intégrité académique et à garantir que les institutions éducatives ne deviennent pas des vecteurs d’influence étrangère non divulguée.
Il est impératif que les universités américaines adoptent des politiques de transparence rigoureuses concernant les dons étrangers. La préservation de l’indépendance académique et la protection des valeurs démocratiques dépendent de la capacité des institutions à résister aux influences extérieures et à maintenir une éthique irréprochable dans leurs partenariats financiers.
Le cas du Qatar souligne la nécessité d’une vigilance accrue et d’une réglementation renforcée pour assurer que l’enseignement supérieur reste un bastion de liberté intellectuelle et de pensée critique, à l’abri des ingérences étrangères.








