« Nous avons commencé à le tester » : Zelensky révèle que l’Ukraine développe son propre Starlink européen alors que la dépendance à Musk inquiète

Musk refuse toujours que Starlink serve à frapper la Russie. Zelensky riposte en testant secrètement une alternative européenne, pendant que Moscou et Pékin préparent leur propre réseau. Course contre la montre engagée avant décembre 2026.

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« Nous avons commencé à le tester » : Zelensky révèle que l'Ukraine développe son propre Starlink européen alors que la dépendance à Musk inquiète
« Nous avons commencé à le tester » : Zelensky révèle que l’Ukraine développe son propre Starlink européen alors que la dépendance à Musk inquiète © Armees.com

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré devant des journalistes, dont l’AFP, que l’Ukraine avait commencé à tester une alternative au réseau satellitaire Starlink. Ces propos ont été rendus publics le dimanche 23 août 2026. Zelensky espère toujours convaincre Elon Musk de laisser Kiev utiliser Starlink pour mener des frappes en Russie.

Le président ukrainien a d’abord pointé le projet concurrent développé par Moscou. « Les Russes construisent un équivalent de Starlink avec les Chinois. Et ils pensent qu’ils auront terminé ce projet d’ici à décembre 2026 », a-t-il affirmé. Une échéance que Zelensky ne compte pas laisser filer sans réagir : « Nous n’allons pas nous contenter d’attendre que les Chinois et les Russes lancent leur propre équivalent de Starlink. »

Un projet parallèle avec un pays européen

Kiev met en place, de son côté, un système similaire en partenariat avec un pays européen que Zelensky n’a pas identifié. Ce projet en est déjà au stade des essais. « Bien sûr, nous allons travailler avec Starlink, mais nous travaillons aussi sur un autre projet européen. Nous avons commencé à le tester », a-t-il précisé.

Un tel dispositif limiterait la dépendance de l’Ukraine aux revirements d’Elon Musk à son égard depuis le déclenchement de l’invasion russe de grande ampleur, en février 2022. Le patron de SpaceX aurait été en contact étroit avec Mykhailo Fedorov, ex-ministre de la Défense ukrainien limogé en juillet dernier par Zelensky.

Sur le terrain des frappes, Musk continue de refuser que Starlink serve à l’Ukraine pour viser la Russie, jugeant qu’une telle utilisation constituerait une escalade. Zelensky a rapporté que, pour l’instant, Musk avait dit que cela serait une escalade, mais qu’il pourrait changer d’avis lorsqu’il verrait plus d’arguments.

Kiev garde l’espoir d’obtenir ce feu vert, avec l’aval de Washington, pour « une réduction précisément de ces capacités que la Russie utilise pour prolonger la guerre ».

Viser les lanceurs de missiles balistiques russes

L’objectif affiché par Zelensky est de cibler les lanceurs russes de missiles balistiques, dont Moscou multiplie l’usage. L’Ukraine manque cruellement de munitions pour intercepter ces engins, en particulier de missiles américains Patriot, une pénurie aggravée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Faute de stocks suffisants, Kiev mise sur une autre approche. « Quand nos missiles antibalistiques sont minimisés, voilà une autre tactique… Faire la chasse à leurs sites de proximité d’où ils lancent leurs missiles balistiques », a expliqué le président ukrainien devant les journalistes.

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